Une centaine de défilés ont eu lieu, en Italie, pour protester contre les coupes budgétaires dans l'éducation.

Ils sont des milliers à manifester vendredi dans les principales villes italiennes. Des étudiants et des lycéens se sont rassemblés pour exprimer leur mécontentement concernant la détérioration du système éducatif italien.

Vendredi, les étudiants dans les rues de Milan.
Vendredi, les étudiants dans les rues de Milan. (GIUSEPPE CACACE / AFP)

Ils sont des milliers à manifester vendredi dans les principales villes italiennes. Des étudiants et des lycéens se sont rassemblés pour exprimer leur mécontentement concernant la détérioration du système éducatif italien.

Dans une ambiance plutôt bonne enfant, une centaine de manifestations ont eu lieu notamment à Rome où près de 2000 personnes ont défilé en brandissant des pancartes : "Réveille-toi Italie, nos droits ne sont pas encore à vendre" ou encore "Les étudiants résistent encore". D'autres reprenaient des slogans des indignés espagnols et des anti Wall Street comme "not our debt, no solution, global revolution".

A Turin, plusieurs milliers de manifestants, 3.000 selon la police, défilaient avec en tête de cortège une grande banderole colorée affirmant: "Maintenant vous faites les comptes avec nous!"
A Modène (nord), des oeufs ont été lancés sur la préfecture et une banque. A Naples (sud), quelques milliers de manifestants ont également défilé. Ils étaient plusieurs centaines à Gênes (nord), et à Bari (sud).

Déjà dans la matinée, une dizaine d'étudiants avaient déposés symboliquement des réveils devant le Palais Chigi, le siège de l'exécutif, pour dire "à ce gouvernement que son heure a sonné, cette génération ne veut pas qu'on perde davantage de temps". De plus, Cesare Cagnetta, membre des "étudiants indépendants Rome 3" a précisé que cette manifestation était la première de l'automne et qu'elle serait "la première d'une longue mobilisation à venir".

Certains débordements sont toutefois à noter comme des escarmouches qui ont opposé une poignée de manifestants et des forces de l'ordre à Milan (nord) devant le siège de la Région Lombardie, et à proximité de banques dans le centre ville.
Des manifestants ont tenté d'entrer dans les bâtiments mais ont été refoulés par la police, et ont lancé de la peinture sur des façades. De plus, un léger accrochage s'est produit en fin de matinée le long du Tibre, dans le quartier du Trastevere, entre manifestants et forces de l'ordre, après que les étudiants aient dévié du parcours initialement prévu. Une fois de plus, des projectiles ont été lancé sur les carabiniers, notamment des ballons remplis de peinture.

Dans la journée, l'Union des étudiants a diffusé un communiqué indiquant que "40% des écoles sont dépourvues d'un certificat de conformité, 47% des jeunes ont des emplois précaires, 29% des jeunes sont au chômage, le gouvernement a en outre taillé dans les bourses d'étude de 94,75%." Sur trois ans, le gouvernement de Silvio Berlusconi a réalisé des coupes de huit milliards d'euros dans le budget de l'éducation.

Les manifestants italiens devraient se joindre à l'appel mondial lancé par les Indignés, une manifestation est prévue le 15 octobre à l'échelle planétaire.