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Un salarié licencié pour s'être absenté pendant les vœux du PDG

L'employé réclame 30 000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal des prud’hommes de Valenciennes a examiné son cas jeudi et mis sa décision en délibéré au 25 septembre. 

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Son licenciement pour faute grave remonte à octobre 2012. Les prud'hommes de Valenciennes ont examiné, jeudi 15 mai, le cas d'un ex-salarié de Toyota congédié pour s'être éclipsé pendant les vœux du président du groupe, révèle France Bleu Nord. Comme le précise France Info, Ludovic M. s'est absenté en enlevant ses équipements de protection pour aller téléphoner aux toilettes. L'intéressé demande 30 000 euros de dommages et intérêts. La décision a été mise en délibéré au 25 septembre.

Pour Toyota, ce licenciement pour faute grave est totalement justifié. L'absence du salarié pendant son temps de travail est assimilée à un "abandon de poste", indique Le Figaro. L'entreprise précise que ce salarié, syndiqué, avait déjà été sanctionné huit fois depuis 2004.

"Toyota l'a considéré comme quelqu'un de nuisible"

Ludovic M. a notamment fait condamner son employeur par la Cour de cassation pour non-paiement d'indemnités de transports. "Toyota a considéré mon client comme quelqu'un de nuisible parce qu'il voulait défendre des sommes qui étaient dues aux salariés. Tout est parti de là", témoigne son avocat, Stéphane Dominguez, au micro de France Info. 

Selon Ludovic M., Toyota a tout fait, depuis son licenciement, pour qu'il ne retrouve pas de travail. Il raconte à France Bleu Nord qu'il avait trouvé un contrat d'un an et demi dans une entreprise, mais que celui-ci a été annulé. "On m'a demandé les numéros de mon chef à Toyota, confie-t-il à la radio. Ils me mettront toujours des bâtons dans les roues. Je peux postuler n'importe où, ça ne marchera jamais."

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