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Vol AF 463 dérouté : "Le capitaine nous a informés d’un incident technique"

L'engin suspect découvert lors du vol Air France Ile Maurice-Paris était finalement inoffensif. Il s'agissait d'un ensemble de cartons et de papiers, avec également un minuteur de cuisine. L'avion, qui transportait 459 personnes à bord, a tout de même été contraint d’atterrir d'urgence au Kenya cette nuit. L'un des passagers témoigne sur France info.
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Radio France
Publié Mis à jour
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  (Après un atterrissage d'urgence à Mombasa, les passagers du Boeing d'Air France ont été évacués par les toboggans de l'appareil © Maxppp)

Benoît Lucchini, l’un des membres du Guide du Routard, était présent à bord du Boeing 777 d' Air France détourné la nuit dernière vers Mombasa, au Kenya,  Kenya après la découverte d'un object suspect à bord, qui s'est avéré au final être inoffensif. Joint par France Info, il a d’abord tenu à remercier l’équipage "qui a été absolument exemplaire ", selon lui, avant de raconter comment s’est passé le déroutage de l’appareil.

Ecouter l'intégralité du témoignage de Benoît Lucchini, passager du vol AF 463. Propos recueuillis par Benjamin Illy
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"Au bout de deux heures et demi de vol, on a senti que clairement l’avion se dirigeait vers une basse altitude. On est passé de 30.000 pieds à 3.000 pieds. A ce moment-là le capitaine nous a informés d’un incident technique, c’est comme cela qu’il l’a présenté et il a eu raison de le faire de cette manière-là avec un atterrissage à Mombasa qu’il n’a pas qualifié d’urgence à ce moment-là ", raconte Benoît Lucchini. "Il y avait une certaine anxiété qui se dégageait dans les yeux et dans les visages du personnelle de bord qui malgré tout a gardé son sang-froid, qui nous a rassurés et qui a vraiment été formidable ", insiste-t-il.

"Une crainte oui, une anxiété certainement, une peur-panique pas du tout"

"Sept à huit minutes avant d’atterrir, on nous a qualifié l’atterrissage d’urgence cette fois. Le pilote a atterri assez court sur la piste, il a immobilisé l’appareil au milieu de la piste  et tout de suite il a dit "toboggans" et tout le monde est allé vers les toboggans", poursuit le passager du vol AF 463, qui explique qu’il n’y a pas eu de mouvement de panique à bord. "Une crainte oui, une anxiété certainement, une peur-panique pas du tout. Et on le doit véritablement à leur travail ", témoigne-t-il.

"C’est une fois réunis dans la salle de d’embarquement que la chef de cabine nous a dit que clairement elle avait vu ce qui pouvait ressembler à des bâtons de dynamite avec une minuterie. Personnellement je ne l’ai pas vu, peut-être qu’elles ont mésinterprété, mais en tout cas c’est ce qu’elles nous ont dit à l’arrivée de ce qu’elles avaient vu ", poursuit-il.

Les passagers du vol AF 463,  qui avaient quitté l'île Maurice à 21h00 locales et devaient arriver à Paris à 05h50 locales ce dimanche matin, devaient embarquer dans la soirée de Mombasa dans un autre appareil d'Air France pour une arrivée prévue à Paris lundi matin.

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