VIDEO. Les transporteurs routiers français pénalisés par le cabotage

Les négociations entre les patrons et les chauffeurs routiers ont échoué ce mardi 20 janvier. Parmi les difficultés rencontrées par la filière, la concurrence déloyale du cabotage.

France 2

Les routiers souffrent de la concurrence des chauffeurs étrangers. Sur les routes, des plaques d'immatriculation de toute l'Europe, et de nombreux chauffeurs qui ne parlent pas français. Si la plupart d'entre eux sont en transit, certains restent plus longtemps en France, et concurrencent directement les routiers français, rappelle France 2.

Des conducteurs étrangers à bas coût

L'Union européenne autorise en effet le cabotage. Par exemple, un routier polonais qui livre sa marchandise en Espagne est autorisé par Bruxelles à effectuer des missions en France pour rentabiliser son trajet de retour. Sept jours de travail et maximum trois opérations de livraison, le tout payé au tarif du pays d'origine du chauffeur. Des conditions qui rendent ces routiers étrangers très compétitifs.

Problème : les règles du cabotage ne sont pas toujours pas respectées. "Nous constatons que des transporteurs étrangers restent dans notre pays trois semaines, et ne font que des transports de cabotage", explique le transporteur Gilles Collyer.

Selon la Fédération nationale des transports routiers, le cabotage représenterait 10% des transferts de marchandises réalisés dans l'Hexagone.
 

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Les routiers en grève manifestent du côté du terminal pétrolier Rubis au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), le 20 janvier 2015.
Les routiers en grève manifestent du côté du terminal pétrolier Rubis au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), le 20 janvier 2015. ( MAXPPP)