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Une chaîne humaine organisée contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Rendez-vous important pour les opposants ce samedi : ils organisent une chaîne humaine autour de la zone où doit en principe être construit le futur aéroport de Nantes, à Notre-Dame-des-Landes. Après des mois de lutte, des affrontements à l'automne dernier, l'environnement est aujourd'hui plus apaisé. Les trois rapports remis au gouvernement en avril ont notamment détendu la situation sur place.
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Radio France
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  (Maxppp)

Ils sont toujours là, sur ce bocage de Loire-Atlantique baptisé "ZAD", comme "Zone à défendre". À Notre-Dame-des-Landes, entre 100 et 300 militants anticapitalistes occupent toujours le terrain, entretiennent les cabanes et maisons construites sur place, sèment les terrains. Mais ce samedi, la mobilisation ira bien au-delà.

Près de 200 bénévoles travaillent sur l'événement de ce 11 mai, prévu au départ en décembre dernier, mais qui avait été reporté dans un contexte tendu d'affrontements entre opposants à l'aéroport et gendarmes. La chaîne humaine de ce samedi a besoin de 25.000 manifestants au moins pour entourer le périmètre de 25 kilomètres constitué par la ZAD. Ils étaient 40.000, selon les organisateurs, à défiler en novembre dernier.

Un contexte apaisé

Mais l'époque n'est plus du tout la même. Les gendarmes sont définitivement partis à la fin du mois d'avril, laissant les opposants occuper le terrain en toute quiétude.

Un peu plus tôt dans le mois, trois rapports remis au gouvernement avaient aussi désamorcé la tension, en proposant des améliorations du projet, qui devraient a priori repousser la date d'inauguration, prévue au départ en 2017. En juin est en outre attendu le plan de la préfecture de Loire-Atlantique, sommé de faire quelque chose pour limiter les dégâts du projet sur l'environnement et les terres agricoles.

Les politiques aussi

La chaîne humaine permettra aussi aux opposants de se compter : près de 200 collectifs anti-Notre-Dame-des-Landes se sont créés à travers le pays. Certains monteront depuis leur région d'origine, en car, avec des revendications bien plus larges.

Côté politique aussi, la mobilisation est d'importance. Les députés européens d'Europe Écologie-Les Verts, dont Yannick Jadot, Éva Joly et José Bové, ont annoncé leur venue, soutenant que "l'abandon du projet doit être acté ".

Si officiellement les organisateurs ne se donnent pas d'ambition précise en termes de chiffre, ils rêvent sans le dire trop fort d'une mobilisation qui dépasserait celle de novembre dernier, et qui approcherait pourquoi pas les 100.000 participants. De quoi remettre les opposants au centre du jeu, et mettre encore un peu plus la pression sur le gouvernement déjà bien occupé sur d'autres fronts.

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