Transdev veut créer une quarantaine de lignes de bus nationales "dès que possible"

La filiale de Veolia et de la Caisse des dépôts souhaite suppléer les lignes mal desservies par la SNCF, mais aussi les lignes rentables comme Paris-Lyon.

Un bus de l\'opérateur Transdev, le 5 mai 2010, place de la Bastille, à Paris.
Un bus de l'opérateur Transdev, le 5 mai 2010, place de la Bastille, à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

L'entreprise Transdev a décidé de sauter sur l'occasion qu'offre le projet de loi Macron. Cette  filiale de Veolia et de la Caisse des dépôts a annoncé, jeudi 11 décembre, vouloir lancer "de façon massive" des lignes d'autocar en France dès que la loi le permettra. Transdev souhaite mettre en place ce réseau via sa filiale Eurolines, a expliqué sur BFM Business la directrice générale du groupe, Laurence Broseta.

Des Bordeaux-Lyon et des Rennes-Strasbourg

Cette décision fait suite à l'annonce du projet de loi Macron qui prévoit d'ouvrir l'exploitation de lignes de bus nationales, aujourd'hui interdites. Laurence Broseta promet "tout un réseau de transport entre les villes françaises" vers une quarantaine de destinations, notamment sur "les lignes mal desservies par la SNCF", comme Bordeaux-Lyon ou Rennes-Strasbourg, mais aussi sur des lignes très rentables comme Paris-Lyon.

Mais pour pouvoir ouvrir ses lignes, Transdev va devoir attendre que la loi soit adoptée, en espérant que cette disposition sur les lignes de bus nationales ne soit pas modifiée. L'entreprise devra aussi obtenir l'approbation d'une nouvelle institution, l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, dont la création est prévue dans le projet de loi.