Sécurité routière : le gouvernement veut permettre aux maires d'installer des radars sans l'aval des préfets

La mesure, annoncée par le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, sera débattue à l’Assemblée nationale à partir du 17 novembre.

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France Télévisions
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Une voiture passe devant un radar à Lens (Pas-de-Calais), le 27 juillet 2020. (DENIS CHARLET / AFP)

"C'est une révolution pour la sécurité routière", assure Gérald Darmanin. Le ministre de l'Intérieur veut autoriser les maires à installer des radars automatiques dans leurs communes, sans avoir à obtenir l'accord du préfet, a-t-il déclaré dans une interview à Ouest Francepubliée mardi 3 novembre. "Les collectivités, en lien avec les habitants, pourront ainsi mettre des radars de vitesse, de contrôle du bruit ou de la pollution là où elles les estiment utiles", détaille-t-il.

Cette mesure doit être intégrée à la proposition de loi pour une "sécurité globale", présentée par la majorité LREM et son allié Agir, et débattue à partir du 17 novembre à l'Assemblée nationale. A l'heure actuelle, l'installation des radars fixes de contrôle de la vitesse est décidée par les préfets à partir de différents critères d'accidentologie et d'infrastructures routières, en lien avec les directions départementales des territoires (DDT). Celle des radars antibruit et antipollution relève en revanche des collectivités, qui ne peuvent pas verbaliser. 

Une proposition qui divise

"Ce sont les maires qui connaissent leurs villes, traversées par des fous furieux qui roulent à des vitesses excessives. Cela servira à protéger leurs électeurs qui se plaignent du danger de la vitesse dans les agglomérations", a salué Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, auprès de l'AFP. 

"On va vers une sécurité routière à géométrie variable", s'est en revanche inquiété Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes. "Faire sortir le préfet du dispositif, c'est prendre le risque d'avoir une France totalement hétérogène avec des règles différentes d'un département à l'autre, d'une ville à l'autre, et donc des Français perdus", indique-t-il à l'AFP.

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