TER Marseille-Nice : la SNCF perd la ligne au profit de l'opérateur privé Transdev

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TER Marseille-Nice : la SNCF perd la ligne au profit de l'opérateur privé Transdev
Article rédigé par
A. Girault-Carlier, C. La Rocca, A. Malesson, C. Beauvalet, France 3 Nice, J. Cholin - France 3
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C'est une petite révolution dans le monde ferroviaire. La région Provence-Alpes-Côte-D'azur devrait être la première collectivité à se passer de la SNCF sur l'une de ses lignes TER. Les 160 kilomètres entre Marseille et Nice seront attribués à l'opérateur privé Transdev, conséquence de l'ouverture à la concurrence. Transdev promet de proposer plus de trajets au même prix en 2025. 

Les trains entre Marseille et Nice auront bientôt un nouveau visage. Les TER entre les deux villes vont arborer les couleurs du groupe privé Transdev. En choisissant ce nouvel opérateur, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur tourne le dos à la SNCF, une première brèche dans le monopole du rail. Mercredi 8 septembre, à la gare de Marseille, la nouvelle divise les passagers. Selon la région, l'ouverture à la concurrence permettrait de doubler l'offre en passant de 7 allers-retours à 14 et avec des billets au même tarif. 

D'autres régions ouvrent la porte à la concurrence

Avec ses 160 kilomètres le long de la Méditerranée, la ligne Marseille-Nice est une des plus fréquentées de France, une aubaine pour l'opérateur Transdev. Concernant les cheminots, ils pourraient être transférés. Certains craignent de perdre les garanties. "On va avoir des conditions de travail dégradées, une rémunération plus dégradée, un niveau de formation qui ne sera peut-être pas suffisant", s'inquiète Rémy Hours, secrétaire général de la CGT Cheminots Marseille.

La ligne représente 10% des trains de la région, les nouveaux TER entreront en vigueur en 2025. Ailleurs en France, d'autres régions ouvrent la porte à la concurrence. "L'Île-de-France, les Hauts-de-France, les Pays-de-Loire, le Grand Est, toutes des régions gouvernées par la droite", précise le journaliste Julien Cholin sur le plateau du 19/20 de France 3. La SNCF "risque surtout de perdre ses lignes les plus rentables", ajoute le journaliste. 

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