Un conducteur de train confie les raisons de sa colère

Des horaires décalés, des congés refusés et des postes manquants... plongée dans le quotidien d'un salarié de la SNCF

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Parole à un cheminot. À la veille d'un mouvement de grève dans la fonction publique, portée par des salariés de la SNCF vent debout face à la réforme de leur entreprise souhaitée par le gouvernement d'Édouard Philippe, un cheminot est interrogé sur France 3 afin d'expliquer les raisons de la colère. "Ce qui me plaisait dans le métier de conducteur de train, c'est de rendre service à la population", confie Mattia Filice.

Les conditions de travail ne s'améliorent pas

"Au départ, c'est un métier avec énormément de contraintes. On peut terminer à 18 heures, et reprendre à 3 heures du matin", explique-t-il. "Les conditions de travail ne se sont pas améliorées, chaque année, la SNCF supprime 2.000 postes", illustre le cheminot. "Au départ, on récupère bien des horaires décalés, mais au bout de 10 ans, ce n'est plus le cas", précise-t-il.

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Un cheminot membre de la CGT lors d\'une manifestation à Paris, en 2014 (photo d\'illustration). 
Un cheminot membre de la CGT lors d'une manifestation à Paris, en 2014 (photo d'illustration).  (FRED DUFOUR / AFP)