TGV Ouigo : le pari de la SNCF

La SNCF fête les cinq ans de ses Ouigo, ses TGV low cost. De nouvelles liaisons vont s'ouvrir en décembre 2018, et 33 000 passagers ont déjà emprunté ces trains.

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La SNCF passe à la vitesse supérieure avec ses Ouigo : les départs se font de plus en plus depuis les centres-ville et plus seulement en périphéries. De nouvelles destinations s'ouvrent. Ce modèle est-il rentable ? Dans le train Paris-Bordeaux, le seul critère que retiennent les voyageurs est le prix. En échange, le confort est basique, il n'y a pas de voiture-bar, le passager doit payer un supplément s'il a une valise ou s'il souhaite un siège avec une prise électrique.

Objectif : 26 millions de passagers en 2020

Les rames tournent plus que les TGV classiques et la maintenance est effectuée de nuit. Pour l'entreprise le coût d'un siège Ouigo est inférieur en moyenne de 50 % qu'un TGV. Pourtant, le transporteur ne gagne pas encore d'argent avec ces trains. Pour devenir rentable, il doit les remplir davantage et dépasser les 26 millions de passagers en 2020. Pour Gilles Dansart, un expert des transports, cette stratégie permet de préparer la SNCF à l'ouverture de la concurrence en 2021. Autre défi de la SNCF : remplir ses Ouigo sans vider ses TGV classiques. Selon l'entreprise, 60% de ses clients ne prendraient pas le train sans cette offre à bas coût.

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Un train Ouigo à gare de Lyon, à Paris. Des départs depuis d\'autres gares parisiennes devraient être mis en place dans le courant de l\'année 2018.
Un train Ouigo à gare de Lyon, à Paris. Des départs depuis d'autres gares parisiennes devraient être mis en place dans le courant de l'année 2018. (JACQUES DEMARTHON / AFP)