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Réforme de la SNCF : "Il faut d'abord virer Pepy", lance Marine Le Pen

La présidente du Front national a affirmé mardi sur France Inter que le gouvernement prépare "la privatisation de la SNCF".

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Radio France
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Marine Le Pen, mardi 27 février sur France Inter. (RADIO FRANCE)

"Il faut d'abord virer Pepy", a lancé Marine Le Pen mardi 27 février sur France Inter, interrogée sur la réforme de la SNCF dévoilée lundi par le Premier ministre Édouard Philippe. "Cela fait 14 ans qu'il est à la tête de la SNCF, le moins que l'on puisse dire c'est que les résultats de ce monsieur sont absolument épouvantables", a poursuivi la présidente du Front national. Marine Le Pen a également accusé le gouvernement de "préparer la privatisation de la SNCF". 

On ne va pas se raconter d'histoires, c'est toujours comme ça, même s'ils s'en défendent

Marine Le Pen

franceinfo

Même chose sur les petites lignes, qu'Édouard Philippe a promis de ne pas toucher : "Ils avaient dit exactement la même chose pour les classes. Ils avaient dit que la réforme de M. Blanquer n'entraînerait pas de fermetures de classes dans la ruralité. Or, ce sont des centaines de classes qui sont aujourd'hui en train de fermer, a affirmé la présidente du parti d'extrême droite. Donc évidemment, la logique de ce que le gouvernement souhaite faire avec la SNCF entraînera la disparition, bien entendu, d'une partie importante des petites lignes", a expliqué Marine Le Pen.

Pour elle, la transformation du statut des cheminots n'était pas non plus une priorité : "La vrai question, c'est : est-ce que c'est le statut des cheminots qui est à l'origine de la dette ? La réponse est non", a estimé la présidente du Front nationale, accusant "monsieur Juppé" d'avoir "planqué la dette de l'État dans la SNCF pour pouvoir entrer dans la monnaie unique".

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