LGV : Toulouse "est la dernière capitale régionale française à ne pas être desservie directement", regrette le maire LR de la ville Jean-Luc Moudenc

L'élu indique que la municipalité a "obtenu dans la loi sur la mobilité de décembre 2020 d'être inscrits comme le prochain projet" de ligne à grande vitesse. 

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Radio France
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Gare de Toulouse-Matabiau.  (NINA VALETTE / FRANCE-BLEU OCCITANIE)

Toulouse "est la dernière capitale régionale française à ne pas être desservie directement par la LGV", a déclaré vendredi 17 septembre sur franceinfo Jean-Luc Moudenc, maire LR de la ville, premier vice-président de l’association France Urbaine. Le TGV fête ses 40 ans, mais certaines grandes villes attendent toujours de voir le train à grande vitesse arriver. Toulouse fait partie de celles-ci.

franceinfo : Comment expliquez-vous que Toulouse n'ait pas encore le TGV ?

Jean-Luc Moudenc : On est la dernière capitale régionale française à ne pas être desservie directement par la LGV. Je mets le cas du Havre à part parce qu'il y a des proximités avec Paris. Toulouse depuis 20 ans est la grande ville française qui se développe le plus, crée le plus d'emplois, donc c'est une anomalie. Nous avons obtenu dans la loi sur la mobilité de décembre 2020 d'être inscrits comme le prochain projet.

Emmanuel Macron a été assez prudent et n'a pas répété les calendriers. Êtes-vous confiant malgré tout ?

On a une lettre du Premier ministre, une lettre officielle. Dans quelques jours nous avons une réunion des collectivités locales concernées, pour amener notre part de financement. Donc, on n'attend pas les déclarations du président de la République, on est déjà dans le sujet. Les enquêtes publiques ont été terminées, les déclarations d'utilité publique, toutes les étapes administratives ont été franchies, le tracé est déterminé, les expropriations et les acquisitions nécessaires sont engagées. Autrement dit c'est un projet engagé.

L'État va donc fournir le financement nécessaire ?

L'État s'est engagé de manière officielle par la loi promulguée au Journal officiel, par le courrier du Premier ministre à amener 4,1 milliards sur la table, à aller chercher des crédits européens à hauteur d'un peu plus de 2 milliards. Donc, maintenant il appartient aux collectivités d'Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine d'amener leur part, c'est-à-dire 4,1 milliards également sur une période de 40 ans. C'est quelque chose qui est soutenable.

Est-ce que cela aide d'avoir un Premier ministre venant d'Occitanie pour ce projet ?

L'avantage c'est que quand je suis allé le voir je n'avais pas besoin d'expliquer quel était le projet, je n'avais pas besoin de le convaincre, j'avais juste besoin de voir avec lui comment on faisait pour relancer le dossier. Donc, effectivement, je témoigne, Jean Castex a été un facilitateur. C'est un homme qui aime faire, pas quelqu'un qui aime les grandes déclarations. C'est quelqu'un qui met les mains dans le cambouis et qui fait avancer les choses.

Lorsque la LGV sera effective, Toulouse sera à 3h de Paris contre 4h15 aujourd'hui. Qu'est-ce que cela changera ?

Cela changera le fait que Toulouse sera enfin relié au réseau à grande vitesse européen et cela donnera un choix aux habitants de Toulouse et de sa région qu'ils n'ont pas aujourd'hui. Un choix entre l'avion et la ligne à grande vitesse.

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