Le patron de la SNCF met son mandat "à la disposition du gouvernement"

La compagnie ferroviaire a fait face à une série d'incidents dans les gares parisiennes en décembre. Guillaume Pepy est convoqué par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, le 8 janvier, pour s'expliquer.

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, lors du lancement du site oui.sncf, le 6 décembre 2017 à Paris.
Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, lors du lancement du site oui.sncf, le 6 décembre 2017 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

Si vous ne voulez pas de moi, vous pouvez me remplacer. C'est en substance ce que dit le patron de la SNCF à l'Etat. Guillaume Pepy affirme en effet, dans Le Parisien du vendredi 29 décembre, que son "mandat est à la disposition du gouvernement" après les incidents survenus dans les gares parisiennes en décembre.

Guillaume Pepy et le patron de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, sont convoqués le 8 janvier par la ministre des Transports Elisabeth Borne qui entend leur demander des explications. La SNCF a dû faire face coup sur coup à une panne géante due à un "bug informatique" le 3 décembre à Montparnasse, puis à une grande pagaille en raison d'une affluence de voyageurs supérieure à la capacité des trains samedi 23 décembre à Bercy, et enfin à une panne électrique mardi 26 à Saint-Lazare.

"Le temps n'est pas aux états d'âme"

"Mon mandat est à la disposition du gouvernement. Mon boulot, avec Patrick Jeantet, c'est de trouver des solutions. Le temps n'est pas aux états d'âme", déclare Guillaume Pepy au Parisien. "Nous rénovons le réseau tout en faisant circuler en Ile-de-France l'équivalent d'un avion A380 toutes les sept secondes. Ces gigantesques travaux en pleine exploitation comportent des risques de bugs, d'incidents électriques, des risques de travaux qui ne sont pas suffisamment préparés", explique encore le président du directoire de la SNCF.

"La direction de la SNCF n'assume pas ses responsabilités", avait estimé mardi le syndicat SUD rail, imputant le dernier incident à Saint-Lazare à "l'insuffisance chronique d'entretien du réseau" et au "recours accru à la sous-traitance".