La SNCF vend des reliques de ses vieux trains de banlieue au profit des Restos du cœur

La vente aux enchères du mobilier des "petits gris" a rapporté 33 260 euros à l'association qui apporte une aide alimentaire aux plus démunis.

Des banquettes des \"petits gris\" de la SNCF mis aux enchères au profit des Restos du cœur, le 28 novembre 2019.
Des banquettes des "petits gris" de la SNCF mis aux enchères au profit des Restos du cœur, le 28 novembre 2019. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

La SNCF a mis en vente un bout de son histoire pour la bonne cause. L'entreprise ferroviaire a récolté 33 260 euros au profit des Restos du cœur, lundi 2 décembre,  lors d'une vente aux enchères d'objets issus des "petits gris", ces trains de banlieue en acier inoxydable qui ont circulé jusqu'à la fin 2018. "C'est 33 260 repas", a lancé le commissaire-priseur Ludovic Morand qui, tout au long de la vente organisée à Paris, a rappelé qu'une surenchère de 10 euros permettrait à l'association de servir 10 repas de plus.

Si les mises à prix étaient relativement modestes, certains des 73 lots ont été très disputés, comme des portes du train (mises en vente à 100 euros et parties pour 1 240 euros la paire), des banquettes (820 euros), des porte-bagages (740 euros) ou encore des plaques SNCF (380 euros). Des objets transformés par des jeunes designers ont eu eun peu moins de succès.

"Rames inox" ou "couscoussières" 

Les "petits gris" – officiellement Z5300, aussi appelés "rames inox" ou "couscoussières" – ont circulé dans la région parisienne de 1965 à 2018. Ils incarnaient, avec leur caisse argentée et leurs banquettes en skaï orange, le confort moderne dans les années 1960.

Une première vente de reliques de ce train devenu mythique avait rapporté 45 530 euros en 2012. Mais elle avait attiré plus de monde, étant organisée dans la journée devant la Gare Saint-Lazare, et davantage d'objets avaient été mis aux enchères, a relativisé Ludovic Morand.