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Grèves : "L'enjeu du gouvernement c'est d'écouter c'est de répondre aux interrogations", assure Olivier Dussopt

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Radio France

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, a assuré jeudi sur franceinfo que "les taux de grévistes sont un peu inférieurs au dernier mouvement national du mois d'octobre".

Olivier Dussopt, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics a réagi jeudi 22 mars à la journée de grève dans la fonction publique et à la SNCF et aux différentes manifestations en France. Ce membre du gouvernement assure que des chantiers vont "répondre aux attentes" des fonctionnaires.

franceinfo : Que pensez-vous de la mobilisation de ce jeudi, c'est plutôt réussi ?

Olivier Dussopt : Les manifestations étaient organisées dans plusieurs dizaines de villes. Les taux de grévistes sont un peu inférieurs au dernier mouvement national du mois d'octobre. Nous étions en octobre à un taux de 13% de grévistes, nous avons cette journée entre 11 et 12% de grévistes, donc légèrement inférieur mais là n'est pas l'enjeu. L'enjeu du gouvernement c'est d'écouter c'est de répondre aux interrogations. Nous avons un an de concertation devant nous, pour y répondre. Que chacun soit impatient de bénéficier des fruits de la croissance et des fruits de la reprise c'est normal. Nous avons aussi à tenir une trajectoire budgétaire et des engagements qui ont été votés dans la loi de finance pour 2018. Nous avons d'autres chantiers avec les fonctionnaires qui répondent à leurs besoins, qui répondent à leurs attentes. Nous aurons un comité de suivi dans 15 jours, nous allons travailler sur la protection sociale complémentaire.    

Les syndicats s'interrogent sur la question du point d'indice qui ne bouge pas. Ont-ils raison ?  

Le point d'indice a été gelé de 2010 à 2016, c'est vrai que c'est un effort qui est demandé aux agents de la fonction publique. Un rendez-vous salarial était prévu au mois d'octobre, je l'ai avancé au mois de juin pour répondre à la demande de la quasi-totalité des organisations syndicales et nous avons veillé à ce que la hausse de la CSG soit compensée pour les agents publics. Elle est intégralement compensée. Le secrétaire général CGT de la fédération des services publics a souligné que c'était compensé à l'euro près. Nous continuons à nous voir, nous nous voyons cette semaine. Laissez-nous un peu de temps pour travailler pour tenir compte du cadre européen, des perspectives budgétaires, des perspectives financières.    

Les syndicats vous reprochent de mettre en place la suppression de 120 000 postes dans la fonction publique. Vous comprenez ce reproche ?  

C'est un objectif à cinq ans. Je suis à l'aise avec ça puisqu'aujourd'hui nous avons 5 480 000 agents publics. Nous avons entre 120 et 150 000 départs à la retraite dans les sept ans qui viennent. Il faut mettre à profit le temps que nous avons devant nous pour réorganiser, pour profiter de la numérisation et voir là où nous pouvons faire des économies. Il ne s'agit de le faire brutalement. Nous allons le faire en réorganisant, dans un contexte de départs à la retraite. Le budget 2018 est un budget qui préserve l'emploi public parce que nous nous laissons la réflexion pour ne pas faire de coupes aveugles alors que précédemment c'était toujours le cas. Il n'y aura pas de plan de départs volontaires, il y aura des plans de départs volontaires. Les syndicats ont peur que ce soit un plan général ce n'est pas le cas, que ce soit un départ obligatoire ce n'est pas le cas, ils ont peur que ça se substitue au reclassement ce n'est pas le cas. Nous avons un an devant nous pour voir comment on accompagne cette mobilité vers le privé par de la formation ou par de l'indemnité. 

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