SNCF : les négociations sont dans l'impasse

À en croire les réactions des syndicats de cheminots jeudi 5 avril au soir après leur rencontre avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne, les négociations n'ont rien donné. À l'inverse, la ministre, elle, assure que ces discussions ont été utiles.

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Et si la grève se durcissait ? Les syndicats sont réunis ce vendredi 6 avril. Objectif : trouver une réponse commune face à l'inflexibilité du gouvernement. Ce matin encore, la ministre des Transports dénonce l'attitude des syndicats : "Je pense que c'est plus utile, pour défendre les cheminots, de passer des journées à discuter, plutôt que d'appeler à une grève qui est pénalisante pour les usagers", estime-t-elle.

"Aucune avancée réelle et concrète"

Mais à leur sortie, hier soir, après 6h30 de face-à-face, les syndicats, mécontents, estimaient avoir perdu leur temps. Aucune avancée sur la dette, le statut des cheminots ou de l'entreprise. "Le gouvernement avance à marche forcée pour tenter de nous asphyxier, mais en l'occurrence, il n'y a aucune avancée réelle et concrète. Donc on est dans une situation où le mouvement social risque bien de se durcir", indique Roger Dillenseger, secrétaire général Unsa ferroviaire. Une nouvelle réunion est prévue cet après-midi au ministère des Transports. Si les syndicats répondent favorablement, les discussions devraient porter sur les droits sociaux des cheminots.

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La ministre des Transports, Élisabeth Borne le 20 mars 2018.
La ministre des Transports, Élisabeth Borne le 20 mars 2018. (ALAIN JOCARD / AFP)