SNCF : le bilan des années Guillaume Pepy

En douze ans de mandat, Guillaume Pepy a connu de nombreuses grèves. Son management a souvent été critiqué par ses salariés.

Franceinfo

Dix jours de grèves sur les lignes du TGV Atlantique et, il y a deux semaines, un autre mouvement social qui a paralysé les chemins de fer français. La fin de mandat de Guillaume Pepy, arrivé en 2007 à la tête de la SNCF, illustre bien ses relations tendues avec les cheminots. Face à lui, Didier Le Reste, ancien secrétaire général de la CGT Cheminots, qui déplore “la fermeture de nombreuses gares, de guichets, de boutique, la réduction de 30 000 emplois de cheminots en 10 ans. Cela a détérioré la qualité du service et fragilisé la sécurité ferroviaire”.

“Le cœur de métier négligé”

Illustration en juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge (Essonne), où un accident ferroviaire, dû à un mauvais entretien des voies, a coûté la vie à sept personnes. La communication de crise est la grande force de Guillaume Pepy, toujours sur le terrain, notamment au contact des usagers mécontents des grèves, ce qui dénote un certain sens de la communication. Selon Christophe Dubois, auteur de l’enquête “Descente aux enfers, vie et mort de la SNCF", Guillaume Pepy a fait de la SNCF une entreprise moderne “très à la pointe désormais sur le marketing, le e-commerce, à l’international… Mais il a d’une certaine manière négligé le cœur de métier”.

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Guillaume Pepy, patron de la SNCF, lors d\'une conférence de presse le 28 février 2019. 
Guillaume Pepy, patron de la SNCF, lors d'une conférence de presse le 28 février 2019.  (ERIC PIERMONT / AFP)