L’État s’engage pour la dette de la SNCF

L’État s’engage à reprendre les trois quarts de la dette de la SNCF. Pour financer cette mesure, le Premier ministre promet qu’il n’y aura pas de nouvel impôt tout en convenant que les contribuables seront quand même sollicités.

FRANCE 3

C’est un engagement inédit qu'à pris le gouvernement ce vendredi 25 mai. Il va alléger la dette colossale de la SNCF, qui s’élève aujourd’hui à plus de 54,5 milliards d’euros. L’État va d’abord reprendre 25 milliards en 2020, puis 10 milliards en 2022. Une question est dès lors posée : qui va payer ? Le Premier ministre veut rassurer les Français. "Il n'y aura pas d'impôt SNCF", promet Édouard Philippe. Le contribuable sera néanmoins sollicité, mais le gouvernement n'a pas souhaité donner plus de précisions pour le moment. L’opposition, notamment le parti Les Républicains, s’inquiète pour l’avenir.

Un effort de productivité en contrepartie

Aujourd’hui, le coût de la dette est exorbitant pour la SNCF : 1,5 milliard d’euros par an doivent être déboursés afin de payer les seuls intérêts de la dette. Ce poids financier limitait la modernisation du réseau, ou menaçait certaines petites lignes. Le PDG de la SNCF Guillaume Pepy, s'est félicité de cette décision. En contrepartie, le Premier ministre demande un effort de productivité à la SNCF.

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Philippe Martinez (à gauche) fait face à Edouard Philippe et à la ministre des Transports Elizabeth Borne, vendredi 25 mai 2018 à Matignon. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)