Grève SNCF : mobilisation plus forte chez les conducteurs

La participation à la grève n'a que très légèrement baissé, elle était de 29,7% ce mercredi 4 avril, mais le taux de conducteurs grévistes passe de 69% à 77%.

FRANCE 2

Mobilisation à Marseille (Bouches-du-Rhône), où les cheminots ont envahi la gare : pas question pour eux d'en rester là. "Aujourd'hui je gagne 22 000 euros à l'année, je travaille à la journée,  je n’ai pas de prime, rien du tout, et j'entends dire qu'on gagne 4 000 ou 5 000 euros", explique un gréviste. Partout en France, des assemblées générales comme à Toulouse (Haute-Garonne), et la même décision : ils reprendront la grève samedi 7 avril au soir. Le calendrier prévu sera donc respecté, après une pause de trois jours. "On est déterminés à aller jusqu'au bout et à obtenir satisfaction", explique un cheminot.

Un trafic qui reprendra lentement

En attendant, le trafic va-t-il reprendre normalement ? Pas vraiment. La grève se termine officiellement à 8 heures jeudi 5 avril au matin, et il faut du temps pour remettre la machine en route. Lorsqu'un train ne roule pas pendant 24 heures, il faut vérifier le matériel et aussi vérifier les voies. Le personnel devra aussi arriver jusqu'au train. "Le plan de transport va se remettre en place progressivement, il y aura des perturbations jusqu'au milieu, fin de matinée, le temps que tout soit utilisable de manière cohérente", confirme Vincent Schaller, secrétaire général Sud-Rail Bas-Rhin. En temps normal, plus de 15 000 trains circulent chaque jour sur le réseau français.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des agents de la SNCF en grève, à Paris, mardi 3 avril 2018.
Des agents de la SNCF en grève, à Paris, mardi 3 avril 2018. (NEDIM ABAZ / ANADOLU AGENCY / AFP)