Grève à la SNCF : le conflit dans l'impasse

Jeudi 5 avril, après six heures de discussion, les syndicats de cheminots ont crié à la "mascarade" à leur sortie du ministère des Transports. Ils font savoir que le mouvement pourrait se durcir. Une nouvelle réunion est prévue ce vendredi 6 avril.

FRANCE 2

Six heures de réunion avec la ministre des Transports pour rien, selon les syndicats qui dénoncent à la sortie une impasse. "Cette réunion était une véritable mascarade dans laquelle la ministre s'est contentée de critiquer ou de faire des remarques sur les propositions des organisations syndicales", explique Laurent Brun, secrétaire fédéral CGT-Cheminots. Didier Aubert, secrétaire général CFDT-Cheminots, estime pour sa part que "la ministre doit penser qu'à force de répéter la même chose ça finira par rentrer. Eh ben non ça rentre pas, et clairement il va falloir changer de méthode assez rapidement".

"Le mouvement social risque bien de se durcir"

Certains syndicats vont même plus loin. Le mouvement pourrait s'amplifier. "Face à une assemblée générale de cheminots, je ne saurais pas quoi leur dire pour les faire sortir de grève. Donc on est dans une situation où le mouvement social risque bien de se durcir", estime Roger Dillenseger, secrétaire général Unsa-Ferroviaire. Pour la ministre des Transports, il y a des avancées. "Je pense que c'est plus utile pour les cheminots de passer des journées à discuter que d'appeler à une grève qui est pénalisante pour les usagers", a déclaré ce matin Élisabeth Borne sur Franceinfo. Une nouvelle rencontre avec les syndicats est prévue ce vendredi 6 avril.

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La ministre des Transports Elisabeth Borne à l\'Elysée à Paris, le 14 mars 2018.
La ministre des Transports Elisabeth Borne à l'Elysée à Paris, le 14 mars 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)