Grève à la SNCF : Laurent Berger sait que le gouvernement ne reculera pas

Alors que la dixième séquence de grève à la SNCF a débuté jeudi 17 mai à 20 heures, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est l'invité des 4 vérités. Il demande au gouvernement des précisions sur la réforme de la SNCF.

France 2

"J'ai bien conscience que cette grève qui dure depuis un mois et demi gène les Français. Pour en sortir, il faudrait que les discussions qui ont été ré entamées depuis le dernier rendez-vous avec le Premier ministre le 7 mai aboutissent. Par exemple, sur l'ouverture à la concurrence, la question du volontariat des cheminots pour aller vers un nouvel opérateur soit actée. Nous voulons des précisions sur la dette et son traitement. Il faut mettre le patronat du secteur ferroviaire en situation de négocier une convention collective pour les cheminots à partir de 2020", explique Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT.

La CFDT absente de la mobilisation du 26 mai

Alors qu'il a compris que le gouvernement n'allait pas reculer sur la réforme, il a expliqué qu'il ne voulait pas rester dans cette situation de grève. "Ce n'est pas pour autant qu'il y aura acceptation de cette loi (...) Nous voulons des avancées sur un certain nombre de sujets et des précisions qui ne sont pas aujourd'hui dans le projet de loi et qui sont nécessaires pour rassurer les cheminots. Mais à la fin, ça ne voudra pas dire qu'on aura trouvé que cette réforme aura été très bien menée", lâche encore une fois le secrétaire général de la CFDT.

Concernant la CGT qui a décidé de participer à la grande journée de mobilisation du 26 mai prochain notamment organisée par la France insoumise, la CFDT a décidé de rester en retrait. "On ne reste pas en retrait, c'est juste que ça ne nous concerne pas (...) La CFDT a payé chèrement son indépendance donc il n'est pas question d'aller dans une manifestation politique". Laurent Berger en profite également pour répondre à Benoît Hamon qui a annoncé qu'il y aurait des militants de la CFDT dans le cortège le 26 mai. Il lui demande de ne pas parler au nom d'une organisation qui n'est pas la sienne.

Laurent Berger, numéro un de la CFDT, invité de franceinfo mercredi 9 mai 2018.
Laurent Berger, numéro un de la CFDT, invité de franceinfo mercredi 9 mai 2018. (RADIO FRANCE / FRANCE INFO)