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Grève à la SNCF : la CFDT-Cheminots, "a le sentiment que la ministre veut qu'on écrive le texte à sa place. Ce n'est pas une négociation ça !"

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Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots, a jugé, vendredi sur franceinfo, qu'il n'y a "pas de négociation parce qu'il n'y a pas de texte gouvernemental".

Après une réunion de plus de six heures, jeudi 5 avril, sur la réforme de la SNCF au ministère des Transports, le secrétaire général de la CFDT-Cheminots Didier Aubert a estimé, vendredi sur franceinfo, qu'il n'y a "pas de négociation parce qu'il n'y a pas de texte gouvernemental".

Selon le syndicaliste, Elisabeth Borne a demandé aux syndicats de "faire des propositions". "Mais il est paradoxal que l'on soit obligés de faire des propositions et des amendements à des textes qu'on ne connaît pas, a déclaré Didier Aubert. On a le sentiment que la ministre veut qu'on écrive le texte à sa place. Ce n'est pas une négociation ça !".

Mise en garde des cheminots

Le représentant de la CFDT Cheminots s'est aussi interrogé sur le véritable négociateur de la réforme au niveau du gouvernement : "On a l'impression que ce n'est pas la ministre des Transports qui a la main sur ces négociations. Chaque fois qu'on lui pose une question, elle dit : 'On va voir, il faut qu'on réfléchisse'".

Pas question pour autant de faire la politique de la chaise vide, a assuré le syndicaliste : "Ce n'est pas la méthode de la CFDT de claquer la porte des réunions." Mais Didier Aubert a mis en garde : "Plus le conflit va durer, plus les positions vont se radicaliser. C'est irrationnel. Les [cheminots] ayant perdu trop de journées de grève ne veulent pas reprendre [le travail] pour rien."

De son côté, Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports, a annoncé, vendredi sur franceinfo, que le gouvernement examinera "des amendements" proposés par les syndicats dont "une vingtaine" par la CFDT dans le cadre du projet de loi sur la réforme de la SNCF qui sera discutée la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.

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