Grève à la SNCF : des billets moins chers et plus d'informations sur les trains en circulation, promet Guillaume Pepy

Le PDG de la SNCF précise vendredi sa campagne de promotion, alors que la grève contre la réforme de la compagnie est en cours. Il s'agit notamment de billets TGV et Intercités à moins de 40 euros, "pour toutes les lignes", promet Guillaume Pepy. 

Guillaume Pepy le 11 mai 2018.
Guillaume Pepy le 11 mai 2018. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, invité vendredi 11 mai de franceinfo, a précisé sa campagne de promotion pour les usagers, alors que la grève contre la réforme de la compagnie en est à son huitième épisode. Il s'agit notamment de billets TGV et Intercités moins chers et de progrès pour l'annonce des perturbations. 

"Un coup de pouce pour les vacances"

Le patron de la compagnie ferroviaire a confirmé la mise en vente, à partir du 15 mai, de trois millions de billets TGV et Intercités à des tarifs inférieurs à 40 euros. "Cela peut être parfois 15 euros, 20 ou 25 euros, (...) pour toutes lignes", a précisé Guillaume Pepy sur franceinfo. Ces billets à prix réduits concerneront des voyages "jusqu'à la fin du mois d'août". Le dirigeant de la SNCF a évoqué "un coup de pouce pour aider les gens, qui en ont besoin, pour à partir en vacances moins cher".

Par ailleurs, "les gestes sympathiques" de la SNCF, ainsi que les qualifie le PDG, concerne également "un million de Français qui détiennent des cartes de réduction", comme les jeunes, les seniors ou les familles. "Ces cartes dont le prix peut aller jusqu'à 70 euros, seront en vente à partir du 23 mai au tarif unique de 29 euros, a détaillé Guillaume Pepy. Cela représente, pour certaines cartes, moins 50%." 

Une meilleure information avant les grèves

Guillaume Pepy a répondu aux critiques d'associations d'usagers qui réclament davantage d'informations en amont des épisodes de grève. "On va pouvoir à partir d'aujourd'hui, annoncer les trains qui circulent, en TGV et en Intercités, jusqu'à la fin du mois de mai", a précisé le PDG de la SNCF.

Des critiques ont aussi été émises, sur franceinfo, par Christian Broucaret, membre du bureau national de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut). "On connaît la SNCF qui a l'habitude d'avoir de grands équilibres et en rajoutant quelques centimes d'euros sur les autres billets", a déclaré Christian Broucaret. "Ce n'est pas la position de l'ensemble de la Fnaut avec laquelle j'ai discuté", a répondu le PDG de la SNCF. "On ne va pas du tout se rattraper sur autre chose", a-t-il promis, précisant toutefois que le mouvement social en cours est coûteux pour la compagnie ferroviaire. "La grève va coûter probablement plus de 300 millions d'euros, y compris les mesures commerciales qu'on prend", a déclaré le patron de la SNCF.