Grande-Bretagne : les méfaits de la privatisation du rail

La Grande-Bretagne a fait le choix de la privatisation du rail il y a 24 ans. Quel est le bilan et qu’en pensent les Anglais ?

Voir la vidéo

Ce choix de la privatisation du rail, la Grande-Bretagne l’a fait il y a 24 ans. Aujourd’hui, il est peu de dire qu’il fait débat. Dans les gares du centre de Londres, en pleine heure de pointe, des milliers de passagers compressés veulent accéder aux wagons. Mais impossible d’espérer une place assise. Des mécontents composent même des chansons pour dénoncer le mauvais fonctionnement des trains anglais. Sur l’air de "Imagine" de John Lennon : "Imaginez que tous les gens arrivent à l’heure au travail, aucune chance…".

Les gens furieux

"On n’a même pas un siège pour s’asseoir, c’est n’importe quoi, mais on ne peut rien y faire", tance une usagère anglaise qui prend le train tous les jours. "Sur certains trajets, le service est vraiment mauvais, surtout dans le sud du pays", regrette un autre. Depuis 20 ans, il faut dire que les dysfonctionnements augmentent. En 1994, British rails avait été privatisée avec la promesse d’un service plus efficace et moins couteux. Aujourd’hui, 25 compagnies privées se partagent l’exploitation des lignes et une entreprise publique a conservé la gestion des infrastructures. Un Français qui vit à Londres explique consacrer 10 % de son salaire mensuel pour payer les transports.
20 après, le nombre de passagers est passé de 760 millions en 1994 à 1,7 milliard aujourd’hui. Beaucoup demandent aujourd’hui la renationalisation.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un train Eurostar en gare de Saint-Pancras, à Londres (Angleterre), le 13 novembre 2014.
Un train Eurostar en gare de Saint-Pancras, à Londres (Angleterre), le 13 novembre 2014. (ANDREW COWIE / AFP)