Grève SNCF : 3 TGV sur 5 et 3 Intercités sur 10 circuleront mardi, selon la direction

La direction de l'entreprise a communiqué, lundi 7 mai, les prévisions de trafic pour la journée de mardi.

Des cheminots protestent contre la réforme de la SNCF, le 7 mai 2018 à Paris.
Des cheminots protestent contre la réforme de la SNCF, le 7 mai 2018 à Paris. (ANTHONY DEPERRAZ / CROWDSPARK / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Nouvelle journée de grève à la SNCF. Selon les prévisions (PDF) de la direction, communiquées lundi 7 mai, 3 TGV sur 5 et 3 Intercités sur 10 circuleront mardi 8 mai pour la huitième séquence de grève contre la réforme de l'entreprise. Sur le réseau régional, un TER sur deux et 7 Transilien sur 10 sont annoncés. Un trafic en amélioration par rapport au précédent jour de grève.

"Le texte ne changera pas fondamentalement", prévient le gouvernement. Après avoir reçu les syndicats de la SNCF lundi 7 mai, le Premier ministre Edouard Philippe a affiché la fermeté du gouvernement à maintenir la réforme. "Il peut être finalisé", a-t-il toutefois indiqué.

Une cagnotte pour les cheminots. La cagnotte en ligne lancé par des soutiens des grévistes a permis de récolté plus d'un million d'euros. Franceinfo vous explique dans cet article comment cette manne sera répartie.

Opération coup de poing gare Montparnasse. Lundi, des cheminots de Sud Rail ont tenté d'envahir la gare parisienne, avant d'être repoussé par les CRS.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #SNCF

22h30 : Contacté par franceinfo, un membre de la CGT Cheminots confirme qu'un référendum va être proposé à tous les salariés sur la réforme ferroviaire. Ce référendum sera organisé même en cas d'opposition de la direction, précise ce syndicaliste.

22h27 : Guillaume Pepy a annoncé que les abonnements TER seraient "à moitié prix" au mois de juin, et qu'il y aurait "plus de compensation financière en région parisienne". Par ailleurs, "tous les billets" pour des TGV seront "échangeables et remboursables", même s'ils sont "ni échangeables, ni remboursables" au moment de l'achat.

22h26 : Le PDG de la SNCF a promis dans le 19/20 de France 3 que les usagers de la SNCF en région parisienne percevraient une "indemnisation forte" en compensation de la grève des cheminots.

22h21 : Selon un journaliste de LCI, Laurent Brun de la CGT Cheminots souhaite organiser un référendum interne à la SNCF sur la réforme ferroviaire.




(patrice pierrot / CrowdSpark)

21h47 : Le journal a comparé les prévisions communiquées par la SNCF avec les tableaux de trafic habituels, hors grève, et aussi les données accessibles sur la plateforme ouverte de l’entreprise (data.sncf.com). Conclusions selon le quotidien : les prévisions ne reflètent pas le trafic sur certaines portions de la ligne, ou sur des branches quand celle-ci fait une fourche, et bien entendues dans des gares.

Des voyageurs à la gare Saint-Charles de Marseille, le 22 avril 2018.


(MAXPP)

21h46 : La SNCF amplifierait-elle ses prévisions de trafic pour minimiser l'impact de la grève ? Alors que le huitième épisode de grève vient de commencer, Le Parisien a voulu le vérifier sur la ligne D du RER, particulièrement touchée par le mouvement.

18h56 : En effet, @Karnea Lagaugée, selon un journaliste de LCP, la circulation à la gare du Nord a été arrêtée vers 16 heures. Des personnes à bord d'un train tombé en panne à l'entrée de la gare sont descendues sur les voies. Contactée par franceinfo, la SNCF indique que la circulation a repris normalement.

18h55 : Retard important Paris gare du Nord tous les trains sont bloqués voir supprimés suite à la panne d'un train à l'entrée de la gare du Nord le retard actuel annoncé par la SNCF est de deux heures.

18h54 : "Il y a une main tendue, et elle a été partiellement saisie. Je dis partiellement, parce que côté CGT, SUD et FO, ce n'est pas le cas".

Le patron de la SNCF a estimé que les syndicats avaient "partiellement saisi" la "main tendue" par le Premier ministre, jugeant que le dialogue pouvait désormais reprendre avant le passage de la réforme ferroviaire au Sénat.

18h56 : Au total : 1 050 243 euros. La cagnotte en ligne en faveur des cheminots grévistes compte déjà plus d'un million d'euros, et doit permettre de compenser le manque à gagner salarial lors des jours chômés pour les agents de la SNCF. Pour gérer la redistribution de cet argent de manière efficace, quatre syndicats représentatifs ont fondé l'association Solidarité cheminots grévistes 2018. Explications.

Des manifestants défilent pendant la Fête à Macron, samedi 5 mai, à Paris.


(DENIS MEYER / HANS LUCAS / AFP)

16h40 : @anonyme : Pour vendredi dernier, la SNCF avait annoncé 33% d'Intercités, 40% de TER, 50% de TGV et 50% de Transilien. Il y a donc une amélioration de 10 ou 20 points pour les TER, les TGV et les Transilien, et un léger recul pour les Intercités.

16h40 : Trafic en nette amélioration, non ?

16h35 : Pour le premier jour de la huitième séquence de grève, demain, la SNCF s'attend à un trafic "perturbé". Plus de détails dans le communiqué de l'entreprise.

16h31 : La direction prévoit de faire circuler, demain, 30% des Intercités, 50% des TER, 60% des TGV et 70% des Transilien.

15h23 : Voici la déclaration du Premier ministre concernant la reprise progressive de dette de la SNCF. "L'Etat prendra ses responsabilités", a-t-il affirmé, précisant qu'il souhaitait mettre en place une "règle d'or" pour que cette dette "ne se reconstitue pas inéluctablement".

15h19 : Bonjour, surtout ne rien lâcher messieurs les président et premier ministre. Nous n’avons pas fait tout ca pour lâcher l’affaire maintenant. s’il faut tenir encore pendant un an, allons y, finissons en avec ces vieilles méthodes de syndicalisme.

15h19 : Quel gâchis Monsieur le Premier Ministre. Vous êtes avec Monsieur Macron responsables de la continuité de la grève des Cheminotes et des Cheminots et quelle grève Juste et Belle.

15h19 : Dans les commentaires, vous n'avez pas le même regard sur l'attitude du gouvernement face à la grève. La preuve en deux messages.

15h13 : Le chef du gouvernement confirme qu'il recevra de nouveau les syndicats "le 24 ou le 25 mai", juste avant l'examen du texte au Sénat. "Les 15 jours qui nous séparent de cette date doivent être utiles", prévient-il, aux côtés d'Elisabeth Borne.

15h13 : Edouard Philippe dit vouloir la mise en place d'une "règle d'or" pour "interdire un endettement excessif" de la SNCF. Il veut aussi soumettre au vote du Parlement la reprise de la dette de l'entreprise.

15h08 : "A partir de 2022, la SNCF ne doit plus perdre d'argent chaque année."

Le chef du gouvernement affirme que son "objectif" est "l'équilibre économique" de la SNCF d'ici "à la fin du quinquennat".

15h10 : Le texte ne changera pas fondamentalement sur les trois points que j'ai mentionnés mais il peut encore être finalisé."

Edouard Philippe se dit prêt à "discuter certains amendements avant le passage [du projet de loi] au Sénat". Il annonce que les syndicats pourront être de nouveau reçus vendredi par la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

15h04 : Assumant "pleinement" sa "fermeté", le Premier ministre martèle qu'il ne reviendra pas sur "les grands principes" de la réforme : ouverture à la concurrence, fin du recrutement au statut au 1er janvier 2020 et changement du statut de l'entreprise.

15h02 : "Nos échanges ont été à la fois francs, directs, très respectueux et de bonne qualité."

Le chef du gouvernement s'exprime après avoir reçu les syndicats. Regardez son discours dans notre direct.

(FRANCEINFO)

15h04 : "Les organisations syndicales ont eu la capacité d'apprécier le pouvoir du Premier ministre à jouer la montre, à gagner du temps."

Sur franceinfo, l'Unsa ferroviaire déplore qu'"aucun engagement factuel n'a[it] été pris par le Premier ministre, sauf à dire qu'on se revoit dans 15 jours".

14h45 : Après avoir rencontré à son tour Edouard Philippe, FO salue "l'effort de nous avoir reçus" mais s'arrête là en matière de satisfecit. "On n'a rien de concret, on est bien partis pour un maintien de la grève", dit son secrétaire général, Pascal Pavageau.

14h39 : @Malo 22 : Des cheminots ont fait irruption dans cette gare parisienne, il y a une heure environ, avant d'être repoussés par des CRS. Vous pourrez voir des images de cette scène dans notre article.

14h39 : Que se passe t'il à la gare Montparnasse

14h33 : @12Matt12 @anonyme : Les dernières réactions viennent de me parvenir. A la sortie de Matignon, Sud Rail, membre de Solidaires, fait la moue : "Très concrètement, il n'y a rien qui nous montre qu'on soit entendus, si peu que ce soit."

14h33 : Sud rail et l'union Solidaires n'étaient pas reçus? Vous n'en parlez pas?

14h33 : Bonjour, avez-vous la réaction du syndicat Sud Rail après sa rencontre avec le Premier Ministre, merci.

13h34 : @anonyme : En effet, à en croire son agenda, la ministre des Transports est bien aux côtés d'Edouard Philippe pour les rencontres autour de l'avenir de l'entreprise ferroviaire. Les syndicats avaient jusque-là critiqué la "mascarade" des premiers rendez-vous avec elle.

13h34 : Mme Borne a le droit d'être présente ?

13h22 : De son côté, la CFDT Cheminots dit avoir "rencontré un Premier ministre très déterminé sur ses axes mais, derrière ça, prêt à ouvrir des discussions sur des sujets qui nous semblent importants comme celui du nouveau cadre social des nouveaux cheminots, comme celui de la dette, de la pérennisation du financement des infrastructures ferroviaires".

13h18 : "Si le gouvernement veut sortir du conflit, (...) c'est à lui de faire des annonces pour débloquer la situation."

Après sa rencontre "cordiale" mais "un peu tendue" avec Edouard Philippe, la CGT appelle le Premier ministre à "tirer toutes les leçons" de la grève en cours.

11h53 : "La CFDT reste à la fois dans la mobilisation et le mouvement de grève et en même temps elle veut faire entendre ses propositions sur l'ouverture à la concurrence, le nouveau cadre social, sur l'unicité de l'entreprise".

Le syndicat rencontrait à son tour ce matin le Premier ministre à Matignon. Cet après-midi, la direction de la SNCF, des associations d'usagers et des représentants des régions seront aussi reçus.

11h41 : "Il n'est pas question de lever la mobilisation", annonce Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, après avoir rencontré le Premier ministre.

11h36 : Quelques "centaines" de personnes (selon les organisateurs) sont rassemblées ce matin place Vauban à Paris, à l'appel de Sud Rail, pour dénoncer le projet de réforme ferroviaire.

10h47 : Les syndicats de la SNCF sont reçus ce matin, un par un, par le Premier ministre Edouard Philippe, pour la première fois depuis le début de la grève contre la réforme ferroviaire. Ils se réuniront demain à 17 heures, au siège de la CGT, pour discuter des suites à donner au mouvement de grève à la SNCF, qui dure depuis un mois.

10h43 : "Pour nous, la grève se poursuit", dit la CGT Cheminots à l'issue de son entretien avec Edouard Philippe à Matignon.

10h22 : "Quand vous 'montez' de grade dans vos interlocuteurs, ça veut dire que vous avez mis une pression suffisante pour être en capacité de contester un projet", a assuré Eric Coquerel sur CNews.

L'élu appelle le gouvernement à reculer sur son projet de réforme de la SNCF, alors qu'Edouard Philippe rencontre les syndicats de cheminots ce matin. Ces derniers avaient exigé de ne plus discuter avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

10h15 : De son côté, le député La France insoumise Eric Coquerel demande le retrait du projet de loi, dénonçant une législation qui "va vers une privatisation rampante de la SNCF quoi qu'en dise le gouvernement".

10h13 : Pascal Pavageau, secrétaire général de FO, demande à nouveau ce matin "un moratoire d'un mois" sur la réforme ferroviaire, qu'il juge "dogmatique". "On peut attendre avant d'envoyer" au Sénat la réforme adoptée en première lecture à l'Assemblée, a-t-il dit sur RMC et BFMTV, ajoutant que l'"on n'est pas à un mois près".