En Ile-de-France, les usagers des transiliens seront remboursés si les trains ne sont pas ponctuels, annonce Valérie Pécresse

Si la ponctualité est inférieure à 80% pendant trois à cinq mois sur une branche, les usagers seront remboursés d'un demi-mois, y compris en cas de grève. 

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Un transilien en gare Saint-Lazare, à Paris, le 24 février 2017.  (SERGE ATTAL / ONLY FRANCE / AFP)

Des millions de personnes empruntent chaque jour les transports en commun d'Ile-de-France, mais tous n'arrivent pas à l'heure. Dans le journal Le Parisien (article pour les abonnés) publié vendredi 27 novembre, la présidente d'Ile-de-France Mobilités (IDFM), Valérie Pécresse, a assuré que la SNCF devra rembourser automatiquement les abonnements des usagers des transiliens (trains de la banlieue parisienne) si ceux-ci ne sont pas assez ponctuels. Les remboursements des passes Navigo seront désormais automatiques en cas de "situation inacceptable" sur une portion de ligne, a-t-elle fait savoir. 

Si la ponctualité est inférieure à 80% pendant trois à cinq mois sur une branche (y compris en cas de grève), les usagers seront remboursés d'un demi-mois. Le remboursement concernera un mois si les mauvais chiffres durent de six à neuf mois, et un mois et demi au-delà. "Par exemple, les usagers de la branche La Ferté-Milon de la ligne R ou la ligne P auraient eu droit à un mois de remboursement en 2019", a relevé Valérie Pécresse.

Un système de bonus-malus

Le nouveau contrat 2020-2023 que doivent signer IDFM et SNCF Transilien le 9 décembre, avec un an de retard, prévoit que la régularité ne sera désormais plus calculée en fonction des performances des lignes entières, mais prendra en compte les faiblesses de certaines branches. Par exemple, la ponctualité de l'ensemble de la ligne A du RER est de 93%, mais celle de la branche de Cergy en particulier n'est que de 86%. 

Le nouveau contrat prévoit un triplement des bonus pour la SNCF en cas de bons résultats, mais des malus possibles. "Lorsqu'on est en situation de monopole, on peut prendre le client par-dessus la jambe", a pointé l'élue, qui entend ouvrir certaines lignes de trains de banlieue à la concurrence à partir de 2023.

Le contrat prévoit le versement de plus de 3 milliards d'euros par an à la SNCF pour faire fonctionner les trains de banlieue d'Ile-de-France (une partie des RER A et B, les RER C, D et E, les lignes H, J, K, L, N, P, R et U, ainsi que les trams-trains T4 et T11).

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