Déraillement à Brétigny : quatre ans après le drame, des victimes dénoncent le comportement de la SNCF

Quatre ans après déraillement du train Paris-Limoges à Brétigny, qui avait sept morts et près de 250 blessés, les victimes estiment que la SNCF n'assume pas ses responsabilités comme elle l'avait promis au lendemain du drame.

Les services de sécurité et de secours s\'activent autour du train Corail qui a déraillé, dans la gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 13 juillet 2013.
Les services de sécurité et de secours s'activent autour du train Corail qui a déraillé, dans la gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 13 juillet 2013. (MAXPPP)

Quatre ans après le déraillement du train Paris-Limoges en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), des victimes du drame dénoncent le comportement de la SNCF. Elles estiment que la société ferroviaire ne collabore pas et ralentit la procédure, notamment avec la demande d'une nouvelle expertise métallurgique sur la pièce qui a cassé au passage du train.

"Un décalage total"

"Le grand écart est total " entre le discours de la SNCF et les faits, estime Philippe Clerc, l'avocat de quatre voyageurs blessé dans l'accident, sur France Bleu Limousin, mercredi 12 juillet. "Quand vous dites partout 'on assumera nos responsabilités, on a notre responsabilité', quand tous les éléments du dossier mettent en avant des défaillances techniques et humaines et qu'en parallèle, entre le discours et ce qui passe dans la procédure, il y a un décalage total", explique l'avocat. "Par tous les moyens, la SNCF essaie de faire porter la responsabilité sur d'autres intervenants, jusqu'au fabricant du rail", poursuit Philippe Clerc. 

Une cérémonie d'hommage mercredi

Le 12 juillet 2013, l'accident avait fait sept morts et près de 250 blessés. Dans cette enquête, la SNCF et SNCF Réseau sont mis en examen pour homicides involontaires, en tant que personnes morales. Une cérémonie d'hommage aura mercredi à 17h30, devant la stèle mis en place sur le lieu du drame.