Bordeaux - Toulouse : le bras de fer autour du financement de la ligne divise les élus

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Bordeaux - Toulouse : le bras de fer autour du financement de la ligne divise les élus
Article rédigé par
P-L. Monnier, France 3 Régions, C. Riccot - France 3
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Alors que les travaux pourraient commencer en 2024, le maire écologiste de Bordeaux veut mobiliser les opposants à la ligne ferroviaire à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Le dossier, de plusieurs milliards d'euros, divise les élus locaux. 

Qui va sortir le chéquier pour financer la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse ? D'un côté, les Occitans, ultras favorables au projet, ont bouclé leur part du budget. De l'autre, les Néo-aquitains sont bien plus réticents à payer. Le projet se chifferait à plus de dix milliards d'euros. À la tête de la fronde, le maire écologiste de Bordeaux, vice-président de la métropole, dénonce un projet insensé. "On a déjà englouti des milliards d'euros dans les LGV, on a vu que ça asséchait nos territoires", a déclaré l'élu. 

Un "financement excessif", selon le maire d'Agen

Cette déclaration fait bondir les élus d'Occitanie. Avec la future LGV, Toulouse se rapprochera de Paris avec environ une heure de trajet en moins. De plus, la région a déjà payé pour financer la première partie de la ligne Paris - Bordeaux, 300 millions d'euros il y a dix ans. L'État met plus de quatre milliards d'euros sur la table, l'Europe deux milliards, les collectivités d'Occitanie trois milliards mais en Nouvelle-Aquitaine, c'est plus compliqué. Par exemple, le maire d'Agen (Lot-et-Garonne) refuse de verser la somme demandée. "On demande à l'agglomération d'Agen 40 millions d'euros, on a déjà beaucoup payé, ce financement est excessif", estime Jean-Dionis du Séjour. Le financement de la ligne doit être bouclée d'ici la fin de l'année. 

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