BlaBlaCar va racheter Ouibus à la SNCF

Le montant de ce rachat par la plateforme de covoiturage n'a pas été révélé. Le site de la SNCF proposera bientôt des voyages en bus et en covoiturage.

Un autocar Ouibus en gare de Paris-Bercy, en mai 2017.
Un autocar Ouibus en gare de Paris-Bercy, en mai 2017. (HANS LUCAS / AFP)

La plateforme de covoiturage BlaBlaCar va racheter Ouibus, la filiale d'autocars de la SNCF, ont annoncé, lundi 12 novembre, les représentants des deux entreprises dans un communiqué. BlaBlaCar doit devenir propriétaire à 100% de Ouibus, pour un montant qui n'a pas été révélé, afin "d'étendre son offre qui va également s'ouvrir à d'autres partenaires et opérateurs de bus locaux en Europe".

"Enormément de nos covoitureurs font aussi du bus et vice-versa. On se rend compte qu'il y a une complémentarité très, très forte", explique Nicolas Brusson, cofondateur et directeur général de BlaBlaCar. "L'évolution de BlaBlaCar, c'est en fait d'ouvrir à une mobilité partagée beaucoup plus large que le covoiturage et donc une mobilité partagée sur la route qui comprend la voiture et le bus, à une échelle européenne, voire mondiale."

Ouibus va supprimer 95 postes

Présent dans 22 pays et fort d'une communauté de 65 millions d'utilisateurs, BlaBlaCar a également annoncé une levée de fonds de 101 millions d'euros, impliquant la SNCF et des investisseurs existants. Déjà associé à la SNCF via des partenariats, la start-up née en 2004 va pouvoir proposer d'ici à la fin de l'année des trajets en bus et en covoiturage sur le site de réservations de la compagnie ferroviaire. A partir de l'été 2019, les clients de Oui.sncf pourront ainsi combiner train et autocar, le covoiturage devant s'ajouter dans un second temps.

Il sera alors possible, pour aller de leur point de départ à leur point d'arrivée, de combiner les modes de transports : train, bus et covoiturage, et cela en quelques clics.La SNCFdans un communiqué

Ce projet s'inscrit dans la stratégie de la SNCF, qui veut transformer son site Oui.sncf et son application en "un véritable assistant personnel de mobilité", en intégrant les solutions de transport d'autres acteurs de la mobilité.

Dans le même temps, la direction de Ouibus a annoncé la suppression de 95 postes, dont 85 chauffeurs. Elle explique devoir poursuivre la transformation de la compagnie, en abandonnant totalement l'exploitation d'autocars en propre au profit d'un modèle combinant franchise et appel à la sous-traitance. Ceux-ci seront reclassés dans d'autres filiales de la SNCF, et "plus de 500 offres ont d'ores et déjà été mobilisées" pour eux, assure la direction.