5 décembre : "Le préfet n'a pas fait tout ce qu'il fallait pour que cette manifestation soit dans les meilleures conditions", dénonce la CGT Cheminots

S'il y a des incidents, "ce sera une volonté de l'État de faire régner la terreur" pour dissuader les manifestants, affirme Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, invité de franceinfo le mercredi 4 décembre.
Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, invité de franceinfo le mercredi 4 décembre. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Un mouvement d'ampleur est attendu jeudi 5 décembre contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Le cortège parisien ralliera la place de la Nation en partant de la gare de l'Est sous la surveillance de plus de 6 000 policiers et gendarmes. "Je me dis que le préfet n'a pas fait tout ce qu'il fallait pour que cette manifestation soit dans les meilleures conditions", a réagi mercredi 4 décembre soir sur franceinfo Laurent Brun,le secrétaire général de la CGT Cheminots.

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Une zone de départ compliquée "à dessein"

"Le départ qui a été imposé à Paris de gare de l'Est est très compliqué pour la sécurisation de la manifestation", fait remarquer Laurent Brun. Le départ a lieu "dans une zone très étroite avec énormément de rues perpendiculaires qui permettent beaucoup d'accès hors manif. Ce n'est pas la zone la plus simple pour organiser une manif." Selon Laurent Brun, la zone choisie l'a été par le préfet "à dessein".

Le secrétaire général de la CGT Cheminots redoute que, jeudi, le cortège soit "chargé au bouclier sur le carré de tête par les CRS sur ordre du préfet de police."

Nous craignons que, demain, nous soyons face à des charges de boucliers de la part des CRS, à des gazages de nos militants, alors que les casseurs ne sont pas dans nos rangs.Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT Cheminotsà franceinfo

Le ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il est "difficile de gérer"  200 casseurs au milieu de 5 000 personnes. Laurent Brun dénonce ces propos de Christophe Castaner. "S'il y a des charges contre les manifestants, s'il y a des gazages de manifestants, ce sera une volonté de l'État de faire régner la terreur dans les manifestations pour dissuader les gens de manifester".