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RATP : la femme qui s'est vue refuser l'accès à un bus ne portera pas plainte mais "demande des excuses et des sanctions"

Selon son avocat, la femme souhaite avant tout des excuses de la RATP et des sanctions internes.

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Radio France
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Un bus de la RATP à Paris. (illustration) (GILLES HALAIS / FRANCE-INFO)

"Ma cliente a décidé de ne pas porter plainte devant une juridiction pénale. Ce qu'elle demande, ce sont des excuses de la RATP et des sanctions", a indiqué mercredi 8 mai à franceinfo Richard Malka, l'avocat de la jeune femme qui s'est vu refuser l'accès à un bus parisien, selon son témoignage, parce qu'elle portait une jupe, mardi 30 avril, près des Buttes-Chaumont, à Paris.

"Ma cliente a décidé, dans une attitude qui me semble digne et mesurée, de ne pas porter plainte devant une juridiction pénale, elle ne demande pas qu'une sanction correctionnelle soit prise", a affirmé maître Malka. Sa cliente "ne souhaite en aucun cas se mettre en avant" précise-t-il. "Elle tient beaucoup à son anonymat. Maintenant, ce qu'elle demande ce sont des excuses de la RATP et que des sanctions soient prises pour que ce type de comportement inadmissible et insupportable ne se renouvelle pas."

Le chauffeur a été "relevé de service"

Selon l'avocat, la jeune femme souhaite surtout "que ce chauffeur ne puisse plus nuire en empêchant à des femmes qu'il juge pas assez vêtues parce qu'elles portent une jupe au-dessus du genou de monter dans son bus. La RATP est un service public, rappelle-t-il, qui n'applique pas un principe de ségrégation et donc, à Paris, en 2019, c'est invraisemblable qu'une jeune femme ne puisse pas monter dans un bus à 23h parce qu'elle n'est pas habillée comme il faut selon le chauffeur de bus."

Sa cliente a pris contact avec le réseau de transport parisien. "Elle leur a fourni un témoignage écrit conformément aux demandes de la RATP", a-t-il indiqué. Selon Richard Malka une enquête interne est en cours. Le chauffeur de bus, à l'origine du refus, a quant à lui été identifié et entendu samedi. Il a été "relevé de service", selon la terminologie de la RATP, ce qui signifie qu'il n'a plus le droit de conduire de bus jusqu'à nouvel ordre.  

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