Le mouvement des "gilets jaunes" divisé sur les violences

La détermination des contestataires reste intacte même si des divisions apparaissent dimanche 2 décembre et que la manifestation de samedi a moins mobilisé (136 000).

France 3

Dimanche 2 décembre, des "gilets jaunes" de Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme) entonnent un chant hostile à Emmanuel Macron. Sur ce barrage près de Clermont-Ferrand, ils ne soutiennent pas les violentes manifestations de la veille. Près de Nîmes dans le Gard, les "gilets jaunes" se désolidarisent également des casseurs. Dimanche matin, dix porte-parole du mouvement ont appelé au calme dans une tribune publiée par le JDD.

Créattion d'un parti politique en vue

Parmi leurs revendications, le gel immédiat des taxes sur les carburants, des débats régionaux, l'organisation d'une conférence sociale ou de référendums réguliers et enfin la mise en place du scrutin proportionnel aux élections législatives. Une esquisse d'un programme politique assumée par Christophe Chalençon, l'un des signataires de la tribune.

Cet appel au dialogue ne fait pas l'unanimité. Près de Valenciennes (Nord) comme à Marseille (Bouches-du-Rhône), certains ne veulent pas condamner les débordements et estiment que la violence est nécessaire pour se faire entendre. Chaque épisode de violence divise les "gilets jaunes". Dans ces conditions, difficile de créer un mouvement avec des porte-parole acceptés par tous.

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Des \"gilets jaunes\" au rond-point de Torcé (Ile-et-Vilaine), le 2 décembre 2018.
Des "gilets jaunes" au rond-point de Torcé (Ile-et-Vilaine), le 2 décembre 2018. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)