Le gouvernement poursuivra "la trajectoire prévue" en matière de fiscalité écologique

Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, l'assure dans une interview au "Parisien" publiée dimanche.

Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, le 15 novembre 2018 à Lyon lors des Assises de l\'eau.
Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, le 15 novembre 2018 à Lyon lors des Assises de l'eau. (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO / AFP)

Pas de changement de cap. "En matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue. Ne pas le faire serait de l'inconscience." Voilà la réponse du ministre de la Transition écologique, François de Rugy, interrogé sur l'augmentation de la taxe carbone prévue le 1er janvier 2019, dans une interview au Parisien publiée samedi 17 novembre à la fin de la grande journée de mobilisation des "gilets jaunes" contre la hausse des prix des carburants.

"Une France périurbaine prisonnière du tout voiture"

"Nous avons été élus pour régler les problèmes qu'on avait laissés en plan et nous continuerons à le faire sans relâche. Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture, tout pétrole, tout diesel dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps, explique François de Rugy. Il faut justement maintenir le cap des mesures que nous prenons pour nous libérer de la dépendance au pétrole et donc éviter" qu'une éventuelle flambée du prix du baril "ne bouscule un jour notre économie", ajoute le ministre.

Concernant le mouvement des "gilets jaunes", l'écologiste affirme y avoir "vu avant tout l'expression de l'inquiétude profonde des habitants d'une France périurbaine prisonnière du tout voiture. (...) Cette France-là a le sentiment d'appartenir aux invisibles dans le débat politique".