La Réunion en crise

La Réunion est toujours paralysée, mercredi 21 novembre. Ces derniers jours, les scènes de pillages se sont multipliées. Emmanuel Macron a indiqué ce soir qu'il y aurait une réponse intraitable aux violences.

France 3

Des carcasses de véhicules brûlés mercredi 21 novembre, stigmates d'une nouvelle journée de violences dans un quartier proche du port de Saint-Denis de La Réunion. La nuit dernière, malgré le couvre-feu instauré sur l'île, de violents incidents ont eu lieu dans plusieurs communes, faisant 109 interpellations et 30 blessés parmi les forces de l'ordre. Plusieurs commerces ont été pillés et incendiés.

Trop de chômage

Cinq jours après le début de leur mouvement, les "gilets jaunes" se désolidarisent des actions commises par les casseurs, mais eux aussi dénoncent le malaise social et la vie devenue trop chère pour beaucoup de Réunionnais. "Chez nous, manger du fromage c'est comme si chez vous, vous mangiez du caviar", dénonce l'un d'eux. 28% des actifs sont au chômage, 40% chez les jeunes. C'est deux plus que la moyenne nationale. En signe d'apaisement, le Conseil régional a annoncé le gel pour trois ans de la taxe locale sur les carburants.

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Des affrontements entre manifestants et forces de l\'ordre, le 21 novembre 2018, dans la ville du Port à la Réunion
Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, le 21 novembre 2018, dans la ville du Port à la Réunion (RICHARD BOUHET / AFP)