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La délégation des "gilets jaunes" sert "à se structurer", indique un des porte-parole

Presque dix jours après leur première journée de mobilisation et deux jours après les incidents survenus sur les Champs-Élysées, une délégation a été formée lundi pour dialoguer avec les autorités.

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Radio France
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Des gilets-jaunes sur le rond-point Eisenhower à Port-en-Bessin en Normandie (photo d'illustration) (ERIC MARIE / MAXPPP)

Les "gilets jaunes" on désigné lundi 26 novembre huit "communicants officiels" pour porter leur voix. Ce groupe, composé de huit citoyens, doit engager une prise de contact avec l'État. "La nouvelle organisation sert à se structurer", a indiqué sur franceinfo Thomas Miralles, l'un de ces huit porte-parole. "Il faut bien préciser que nous ne sommes pas là pour décider pour les gens, on est là pour émettre des propositions qui seront soumises à un référundum populaire. Le but, c'est de créer une assemblée citoyenne, renouvelée à une certaine fréquence", a-t-il affirmé, avant d'ajouter : "Tout le monde a son mot à dire"

"À la base, c'était sur le carburant, mais au final, on a un petit peu étendu sur nos revendications", poursuit Thomas Miralles. "La baisse de toutes les taxes en général, la revalorisation des retraites avec la suppression de la hausse de la CSG, l'égalité homme/femme dans les salaires... ", énumère-t-il. De plus, la délégation recherche activement un représentant au sein des DOM-TOM pour porter la parole des "gilets jaunes" mobilisés notamment sur l'île de La Réunion.

"On demande juste à être reçu pour pouvoir déjà instaurer un dialogue"

Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, s'est dit lundi "disposé à entendre les propositions faites" par la nouvelle délégation de "gilets jaunes". Pour Thomas Miralles, cette porte ouverte pour le dialogue est une bonne chose. "On demande juste à être reçu pour pouvoir déjà instaurer un dialogue, parce que, pour l'instant, j'ai l'impression qu'on n'est pas entendu, ni écouté", a-t-il indiqué. "J'ai l'impression que ça avance", a-t-il cependant réagi après l'annulation de la création des péages urbains lors du projet de loi d'orientation des mobilités présenté lundi.

Pour ce porte-parole des "gilets jaunes", des avancées ont été obtenues grâce aux actions menées depuis des jours. "Heureusement qu'on a fait le mouvement parce que sinon on n'aurait rien eu du tout. J'ai l'impression qu'on a essayé de nous faire passer l'augmentation de la hausse des taxes sur le carburant et qu'au final, maintenant qu'on se rebelle un petit peu, on est écouté et on a d'autres propositions qui sortent du chapeau. Il aurait fallu les sortir avant", a-t-il ajouté. Quant aux violences, "on ne cautionne pas du tout", a répondu Thomas Miralles. "On essaie de faire passer la bonne parole et surtout éviter toutes les violences", a-t-il insisté.

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