Grève des routiers : le point dans les régions sur la mobilisation

L'essentiel des points de blocage ont été levés en fin d'après-midi. Des barrages filtrants avec distribution de tracts étaient organisés lundi 27 juin au matin à l'entrée de plusieurs zones industrielles un peu partout en France à l'appel des syndicats de routiers qui réclament des revalorisations salariales. franceinfo fait le point sur la mobilisation.

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avec France Bleu - franceinfo
Radio France
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Des routiers sur le rond-point de Lesquin, entre les autoroutes A1 et A23, lundi 27 juin 2022. (ALIC MAROT / RADIO FRANCE)

Des chauffeurs de poids lourds, des livreurs et des ambulanciers ont procédé à des barrages filtrants lundi à l'entrée de plusieurs zones industrielles en France à l'appel des syndicats qui réclament des revalorisations salariales pour faire face à l’inflation. 

L'ensemble des professionnels du transport routier, qui comprend les routiers, les chauffeurs de car, les ambulanciers ou les transporteurs de fond, étaient appelés à la grève par une intersyndicale composée de la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC. A 17h, l'ensemble des points de blocages avaient été levé, selon le point sur la mobilisation fait par franceinfo avec le réseau France Bleu.

Bretagne, Pays de la Loire

A Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), alors qu'une centaine de routiers et 150 camions bloquaient la circulation sur la N157 depuis le début de la matinée, ils ont reçu l'ordre d'évacuer aux alentours de 11 heures, car une personne en insuffisance respiratoire se trouvait dans les voitures arrêtées par la manifestation, rapportent France Bleu Armorique et France Bleu Mayenne. A la mi-journée, les routiers quittaient leur point de blocage à Châteaubourgà une vingtaine de kilomètres à l'est de Rennes (Ille-et-Vilaine). Le mouvement avait créé un énorme bouchon sur la N157 entre Vitré et Rennes. Il y a eu plus de 1h30 de retard sur la durée de parcours.

Centre-Val de Loire

Un barrage filtrant a été mis en place lundi matin dans la zone industrielle du Pôle 45, à Ormes, au nord d'Orléans (Loiret), imposant une circulation au au compte-goutte. Seuls les camions devaient être stoppés, explique France Bleu Orléans, mais ce sont les finalement tous les véhicules qui ont été provisoirement arrêtés. L'opération a démarré à 7 heures, et elle était prévue pour toute la matinée.

Grand-Est

Près de 80 chauffeurs routiers, de tous secteurs confondus, étaient mobilisés lundi matin à Moncel-lès-Lunéville (Meurthe-et-Moselle), rapporte France Bleu Sud-Lorraine. Ils bloquent l'entrée des camions sur la zone d'activité de Mondon, au niveau du rond-point de Betaigne, depuis 4h30.

Hauts-de-France

Deux barrages filtrants ont été mis en place à l'entrée de deux importantes zones d'activités logistiques, l'une à la sortie de Lille (Nord) et l'autre près d'Arras (Pas-de-Calais) occasionnant d'importantes files de véhicules à l'heure de pointe. La métropole lilloise a été touchée par le mouvement des routiers qui ont occupé le Centre régional des transports (CRT) de Lesquin, entre l'A1 et l'A23, rapporte France Bleu Nord. Ils dénoncent des salaires trop bas et le manque de main-d'œuvre. La préfecture a fermé l'échangeur numéro 1 qui permet l'accès au CRT par l'A23 dans le sens Lille-Valenciennes pour soulager la circulation. Le réseau des transports scolaires est également perturbé, notamment à Cambrésis et près de Boulogne.

Provence-Alpes-Côte d'Azur

À Miramas (Bouches-du-Rhône), les chauffeurs routiers ont occupé la zone industrielle de Clésud dès 4h30 du matin pour manifester leur mécontentement, rapporte France Bleu Provence. Les transporteurs ont bloqué les poids lourds qui souhaitaient entrer et sortir. En revanche, les voitures pouvaient circuler sur les voies qui longent le secteur. À l'appel de plusieurs syndicats, des livreurs, des ambulanciers, des chauffeurs de cars se sont aussi mobilisés pour demander des hausses de salaire face à l'inflation.

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