"Gilets jaunes" : des débordements évitables ?

Le gouvernement avait souhaité que les "gilets jaunes" se rassemblent au Champ-de-Mars, à Paris, afin de canaliser les éventuels débordements, mais il est resté désert samedi 24 novembre. Faut-il y voir un manque d'anticipation de la part des autorités ?

FRANCE 2

Des scènes de guérilla ont été observées sur la plus prestigieuse avenue parisienne, où la manifestation des "gilets jaunes", samedi 24 novembre, n'était pas autorisée. Alors, les Champs-Élysées étaient-ils trop accessibles ? Très tôt dans la journée, les forces de l'ordre installent un imposant dispositif de sécurité. Mais quelques heures plus tard, des milliers de "gilets jaunes" se rendent sur l'avenue sans trop de difficultés.

3 000 gendarmes et policiers mobilisés

Le dispositif de sécurité était-il inadapté ? Lors des commémorations du 11-Novembre et la venue de nombreux chefs d'État, l'ensemble des Champs-Élysées avait été fermé au public, mais le parcours était connu. Samedi 24 novembre, les autorités n'ont bouclé qu'une partie de l'avenue, et les manifestants ont pu passer par le haut des Champs-Élysées. 3 000 gendarmes et policiers étaient mobilisés. Il était difficile selon les forces de l'ordre de sécuriser Paris et tout le reste du territoire. Les CRS face aux casseurs : cette scène a duré toute la journée. Alors, la dispersion des manifestants était-elle trop délicate ? 40 unités mobiles étaient sur le terrain à Paris samedi 24 novembre, soit près de 20% des effectifs de maintien de l'ordre en France.

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Les forces de l\'ordre confrontés aux \"gilets jaunes\", le 24 novembre, sur les Champs-Elysées à Paris.
Les forces de l'ordre confrontés aux "gilets jaunes", le 24 novembre, sur les Champs-Elysées à Paris. (LUCAS BARIOULET / AFP)