"Gilets jaunes" : comment sécuriser les barrages ?

La mobilisation nationale des "gilets jaunes" organisée samedi 17 novembre a donné lieu à de nombreux incidents. On compte un mort et 409 blessés. On a assisté à certaines scènes très violentes entre automobilistes et manifestants. Pour éviter les débordements, certaines mesures ont été prises pour la suite.

FRANCE 2

C'est un barrage près de Toulouse (Haute-Garonne) où les consignes, dimanche 18 novembre, sont on ne peut plus claires : la sécurité en priorité. Les gendarmes ne sont qu'à quelques mètres. Ici, dès le début du rassemblement, organisateurs et forces de l'ordre ont travaillé main dans la main. Une obsession : éviter que des débordements arrivés la veille ne se reproduisent. Sur ce rond-point aux abords de Fréjus (Var), les "gilets jaunes" se mobilisent pour la seconde fois dimanche. Une manifestation non déclarée et un service d'ordre improvisé, mais des discussions régulières avec la gendarmerie.

Des consignes de vigilance renouvelées en préfecture

Il y avait moins de manifestations dimanche matin, et donc moins de surprises pour les forces de l'ordre, même si ce type de mobilisation reste difficile à encadrer. "C'est la première fois de ma carrière que je côtoie un tel dispositif avec des gens qui manifestent sans étiquette syndicale ni politique, et la difficulté est là, confirme Patrick Duclos, CRS autoroutier en Auvergne-Rhône-Alpes. C'est protéiforme, et on ne peut pas savoir à qui on s'adresse". Le nombre de policiers et de gendarmes toujours mobilisés n'a pas été communiqué, mais les consignes de vigilance ont été renouvelées dans toutes les préfectures.

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Un gendarme vérifie les identités de \"gilets jaunes\" à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, où une automobiliste a mortellement fauché une manifestante samedi 17 novembre.
Un gendarme vérifie les identités de "gilets jaunes" à Pont-de-Beauvoisin, en Savoie, où une automobiliste a mortellement fauché une manifestante samedi 17 novembre. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)