DIRECT. Emmanuel Macron appelle à "respecter la colère" des "gilets jaunes", ainsi que "ceux qui ne participent pas à ce mouvement"

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rapporté les propos du chef de l'Etat, lors du compte rendu du Conseil des ministres.

Le président de la République Emmanuel Macron le 11 novembre 2018 à Paris.
Le président de la République Emmanuel Macron le 11 novembre 2018 à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)
Ce qu'il faut savoir

A trois jours du mouvement des "gilets jaunes", prévu samedi, l'exécutif tente de calmer la colère. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a détaillé sur RTL mercredi 14 novembre les mesures "d'accompagnement" préparées par le gouvernement face à la hausse des prix des carburants. Puis, Emmanuel Macron a appelé à respecter à la fois la colère exprimée par le mouvement des "gilets jaunes" contre les prix des carburants, ainsi que les Français qui n'y participent pas et doivent pouvoir circuler. "Le président de la République a appelé à respecter la colère des personnes qui participeront à ces événements, parce qu'il faut savoir entendre ces colères et les écouter", a dit Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil des ministres à la mi-journée.

La prime à la conversion augmentée. Parmi les mesures annoncées par Edouard Philippe : le doublement de l'objectif des primes à la conversion pour changer de voiture. "On passe à un million, on était déjà à 280 000" personnes qui en bénéficient, assure le Premier ministre. "Pour les 20% des Français les plus modestes", cette prime montera "à 4 000 euros, pour des véhicules d'occasion, moins consommateurs". Les indemnités kilométriques "pour les petites cylindrés" vont également être élargies "pour les gros rouleurs, ceux qui font 60 ou 70 km par jour". 

L'élargissement du chèque énergie et la fin du chauffage du fioul. Edouard Philippe a aussi annoncé que son gouvernement "va encore élargir le chèque énergie". Il concernera désormais 5,6 millions de foyers, contre 3,6 actuellement. Autre objectif du gouvernement : la disparition des chaudières au fioul d'ici à dix ans.  

Macron au journal de  20 heures de TF1 ce soir. Le chef du gouvernement a donc dévoilé les arbitrages sur ces mesures demandées par Emmanuel Macron, avant l'intervention du chef de l'Etat sur TF1 mercredi soir.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CARBURANTS

23h47 : Pas de gilet jaune dans les bus de Rouen. Alors que des chauffeurs ont affiché l'emblème de la colère contre la hausse des carburants dans leur bus, la direction leur demande dans une note interne de les retirer, rapporte France Bleu Normandie.

22h54 : @anonyme : Selon le Premier ministre Edouard Philippe, 5,8 millions de personnes sont potentiellement concernées par cette "super prime" à la conversion.

22h54 : Et du coup potentiellement ça correspond à combien de ménages ? Sûrement pas beaucoup, une annonce pour calmer le petit peuple...

22h35 : Voici les articles qu'il ne fallait pas manquer sur franceinfo aujourd'hui :

Ces témoignages d'automobilistes, recueillis par Louis San, qui expliquent pourquoi ils prennent leur voiture tous les jours, même sur de courtes distances.

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Cet article de Louise Hemmerlé sur le calvaire des Pakistanais accusés de blasphème.

(AAMIR QURESHI / AFP)


Ce compte-rendu du premier jour d'audience du procès du bébé dans le coffre, par Catherine Fournier.



(GEORGES GOBET / AFP)

22h45 : Bonsoir @anonyme. Pour bénéficier de cette superprime de 4 000 euros, il faut d'abord que votre vieux véhicule réponde aux critères indiqués sur ce site gouvernemental. Il faut ensuite faire partie des 20% des ménages les plus modestes. Vous pourrez également en bénéficier si vous êtes salarié, non imposable et que vous faites chaque jour au moins 60 km aller-retour pour vous rendre au travail. Tous les détails dont nous disposons à l'heure actuelle sont dans cet article.

22h24 : Pouvons-nous connaître les critères exacts pour accéder à la super prime ? Merci.

20h32 : "Il y a un droit à manifester. Mais il y a un droit de tous les autres citoyens à pouvoir se déplacer librement. Le droit de manifester sera respecté, l'ordre public et la liberté de circulation le seront aussi."

20h31 : "Il y a beaucoup de gens qui sont dans l'addition des colères et des blocages. Cela ne fait pas un projet pour le pays".

20h29 : "J'entends la colère et c'est un droit fondamental de l'exprimer. Il faut le respecter, l'entendre et ils ont tout à fait le droit de manifester samedi. Ensuite, je dis méfiance, parce que beaucoup de gens veulent récupérer ce mouvement."

20h28 : "En 2009 et en 2015, ces hausses ont été votées. Tout le monde le sait depuis dix ans, il faut réduire progressivement l'écart entre le diesel et l'essence. Il faut davantage taxer les énergies fossiles pour financer nos investissements dans le renouvelable".

20h28 : "Les trois-quarts de l'augmentation du prix à la pompe, qu'est-ce que c'est ? C'est le prix du pétrole mondial qui a augmenté."

20h09 : Bonsoir @anonyme. L'article que vous cherchez est probablement celui-ci. Bonne lecture !

20h11 : Bonsoir. J’ai rapidement vu un article ce matin parlant de la prime pour changer de voiture. Une sorte de mode d'emploi mais impossible de remettre la main dessus. Pouvez vous m’aider ? Merci

17h04 : Il n'y aura pas que les "gilets jaunes" dans la rue samedi : à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), une association de cyclistes veut organiser une contre-manifestation pour faire "entendre un autre son de cloche". "Essence trop chère ? Changez de pompe !", proclame l'appel à manifester, illustré d'une pompe à essence et d'une pompe à vélo, de l'association qui revendique 500 adhérents.

15h30 : Edouard Philippe a annoncé ce matin l'objectif de supprimer l'ensemble des chaudières au fioul en France d'ici dix ans, en développant notamment une prime à la conversion des chaudières. Si vous ne savez pas quelles alternatives s'offrent aux ménages qui voudraient changer de type de chaudière, franceinfo les détaille dans cet article.




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15h10 : "Je ne peux pas me permettre de répercuter ça au client. La conjoncture est déjà difficile aujourd'hui, alors si j'augmente encore mes prix, je vais perdre des clients."

Les petites entreprises sont particulièrement touchées par la hausse des prix du carburant, surtout celles dont le domaine d'activité implique de nombreux déplacements. Notre journaliste Grégroire Lecalot est allé à la rencontre d'un plombier et d'un peintre en bâtiment à Nancy, qui racontent leurs difficultés.




(GREGOIRE LECALOT / RADIO FRANCE)

13h46 : Vous soulevez un point pertinent, @anonyme. Mi-septembre, on apprenait en effet que sur 170 000 personnes ayant déposé un dossier depuis le début de l'année pour toucher la prime à la conversion, 70 000 étaient encore en attente, car celle-ci était bien plus demandée qu'attendu.

13h46 : . À propos des primes pour l'achat de véhicules, il serait bienvenu de dire haut et fort que de nombreux garagistes vendeurs n'ont toujours pas touché les montants des dites primes avancées. Les garages sont en manque cruel de liquidité actuellement.

13h42 : Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a également jugé "étonnant" que "certains responsables politiques [aient annoncé] participer à des opérations de blocage (...) quand ces mêmes responsables politiques s'offusquent et sont prompts à condamner les blocages faits par les ouvriers d'usines parfois en grande difficulté". Plusieurs députés de la France insoumise et le président des Républicains Laurent Wauquiez ont annoncé leur participation aux manifestations de samedi, le parti de ce dernier précisant qu'il ne soutenait en revanche pas les blocages.

13h35 : "Le président de la République a appelé à respecter la colère des personnes qui participeront à ces événements, parce qu'il faut savoir entendre ces colères et les écouter. Et en même temps, il faut aussi respecter ceux qui ne participent pas à ce mouvement et qui doivent pouvoir ce jour-là circuler librement."

Lors de son point presse après le Conseil des ministre, Benjamin Griveaux a rapporté les propos d'Emmanuel Macron lors de celui-ci, au sujet du mouvement des "gilets jaunes".

11h13 : Vous n'avez pas tout suivi aux annonces d'Edouard Philippe ce matin pour apaiser le mécontentement des automobilistes ? Pas de panique, Clément Parrot vous explique tout dans cet article.



(AFP)

10h54 : Dans un flot d'annonces très sérieuses sur le prix des carburants, c'est une petite phrase qui n'est pas passée inaperçue. Invité de RTL ce matin, Edouard Philippe a mis en garde les "gilets jaunes" qui veulent "mettre le bololo". Le bololo ? Voilà une expression qui n'a pas manqué de faire sourire les internautes. On a sorti le dictionnaire.



(AFP)

10h10 : Clément vit dans le centre-ville d'Orléans et travaille en périphérie, à 7 km de chez lui. Il est obligé de prendre la voiture car la zone dans laquelle se trouve son bureau n'est pas desservie par les bus. Le vélo, il y a pensé. "Mais il faut être honnête : c'est bien quand il fait beau", tranche-t-il.

10h09 : Vivien, qui vit à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, doit emprunter sa voiture, le matin, pour amener ses enfants à l'école. "Un enfant de 3 ans sur un vélo par 0°C sous la pluie, ça passe quelques jours mais au bout de plusieurs semaines, il était évident que c'était ingérable", raconte ce père qui fait part de sa "tristesse" à l'idée de polluer.

10h09 : Catherine, 48 ans, vit à Hirson dans l'Aisne. Victime de problèmes cardiaques, elle explique être contrainte de prendre la voiture pour se rendre à son bureau à seulement 2,5 km de chez elle. En cause : l'absence de transports en commun pour y aller et l'impossibilité de prendre un vélo, même électrique, en raison de sa santé.


10h09 : 70% des Français vont travailler en voiture. Si l'automobile est utilisée pour faire de longs trajets, elle l'est tout autant sur de très courtes distances. Des Français m'ont raconté pourquoi ils avaient opté pour ce mode de déplacement pour faire, parfois, une poignée de kilomètres autour de chez eux. A lire ici.



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09h45 : "La différence ici est énorme par rapport à la France, il y a bien 30 centimes d'écart" au litre. Avec la hausse du prix des carburants, de plus en plus d'automobilistes frontaliers font le plein au Luxembourg. Notre journaliste Pierre Bénazet s'est rendu sur place. Son reportage ici.



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09h02 : Que fera Louis Aliot samedi prochain ? "J'irai à Perpignan pour faire des grillades avec des amis sur un rond-point à 6 heures du matin", a expliqué le député RN des Pyrénées-Orientales, sur franceinfo ce matin. Mais "je ne suis pas favorable à ce que l'on bloque les gens."

08h38 : "En Bretagne, on aime bien rire, mais là ça nous a fait plus que rire avec ces mesurettes", estime Alain Chamoux, représentant local des "gilets jaunes" dans la région.

08h31 : Plusieurs responsables politiques ont déjà réagi aux annonces d'Edouard Philippe. Globalement, l'accueil est mitigé.

08h09 : Fin de l'intervention d'Edouard Philippe sur RTL. Vous n'avez pas tout suivi ? Voici en résumé les annonces qu'il faut retenir.

"Nous allons développer massivement la prime à la conversion. Pour les 20% des Français les plus modestes, la monter à 4 000 euros, pour des véhicules d’occasion, moins consommateurs."

"Pour les gros rouleurs, ceux qui font 60 ou 70 km par jour, on va élargir les indemnités kilométriques, pour les petites cylindrées."

"Faire en sorte que le chèque carburant (mis en place dans les Hauts-de-France) puisse être défiscalisé. Nous allons aussi défiscaliser les aides au covoiturage."

• Le Premier ministre annonce que le gouvernement "va encore élargir le chèque énergie". Il concernera désormais 5,6 millions de foyers (contre 3,6 millions actuellement).

• Le Premier ministre annonce que le gouvernement a pour objectif de faire disparaître le chauffage au fioul : "nous voulons faire en sorte qu'à la fin du prochain quinquennat il n'y ait plus de chaudière au fioul" avec la mise ne place d'une prime à la conversion qui doit permettre de couvrir environ un tiers du coût.

07h59 : Sur la grande mobilisation de samedi,Edouard Philippe met en garde ceux qui veulent "mettre le bololo". "Je ne suis pas inquiet mais attentif", "il y a un droit à manifester, il faut le respecter. Mais cela passe par des déclarations. La loi s’applique. L’entrave à la circulation sera sanctionnée", rappelle le chef du gouvernement.

07h57 : Le Premier ministre annonce que le gouvernement a pour objectif de faire disparaître le chauffage au fioul dans les dix ans.

07h58 : Le Premier ministre annonce que le gouvernement "va encore élargir le chèque énergie". Il concernera désormais 5,6 millions de foyers (contre 3,6 millions actuellement).

07h49 : "Pour les gros rouleurs, ceux qui font 60 ou 70 km par jour, on va élargir les indemnités kilométriques, pour les petites cylindrées."

07h47 : "On double l’objectif de primes à la conversion, on passe à un million. On est déjà à 280 000."

07h45 : "Nous allons développer massivement la prime à la conversion. Pour les 20% des Français les plus modestes, la monter à 4 000 euros, pour des véhicules d’occasion, moins consommateurs."

07h49 : "Nous ne changeons pas de pied, nous ne renonçons pas à la taxe carbone (...). Mais nous entendons les Français et allons les accompagner dans cette transition écologique, difficile."

Le Premier ministre détaille les mesures destinées à calmer la grogne des automobilistes avant la grande journée de mobilisation samedi.

08h05 : "Non, on ne va pas annuler les hausses des carburants", annonce Edouard Philippe sur RTL. L'intervention du Premier ministre est à suivre dans notre direct.





(LIONEL BONAVENTURE / AFP)

07h38 : Pour, contre, ne se prononce pas. Si vous êtes perdu, on vous résume dans cet article laposition des partis politiques vis-à-vis des "gilets jaunes" qui se mobilisent samedi.






(IROZ GAIZKA / AFP)



07h12 : "Deux tiers des Français déclarent ne pas avoir la possibilité de choisir leur mode de déplacement."


Pour Bruno Marzloff, nous sommes piégés par la façon dont les villes ont été pensées. "En France, la métropolisation a grignoté les périphéries, a dé-densifié les villes et a rallongé les distances entre le domicile et le travail ou entre le domicile et les commerces, analyse le chercheur. Il faut inverser ce courant."

07h11 : Vivien, qui vit à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, doit emprunter sa voiture, le matin, pour amener ses enfants à l'école. "Un enfant de 3 ans sur un vélo par 0°C sous la pluie, ça passe quelques jours mais au bout de plusieurs semaines, il était évident que c'était ingérable", raconte ce père qui fait part de sa "tristesse" à l'idée de polluer.