Carburants : le gouvernement se veut rassurant alors que cinq dépôts sont bloqués

Le gouvernement assure que "l'approvisionnement continue de se dérouler normalement". Les huit raffineries de France métropolitaine ne sont, elles, pas concernées par ce blocage initié par la CGT.

Le dépôt de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), photographiée le 7 juin 2016, fait partie des sites bloqués le 6 décembre.
Le dépôt de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), photographiée le 7 juin 2016, fait partie des sites bloqués le 6 décembre. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Cinq dépôts de carburants sont bloqués, vendredi 6 décembre, dans le cadre du mouvement de protestation contre la réforme des retraites, indique des sources syndicales et Total à l'AFP. "Les stocks de carburants sont bons et l'approvisionnement continue de se dérouler normalement", a toutefois assuré le ministère de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué.

Selon Total, les dépôts des raffineries de Donges, La Mède, GrandPuits et Normandie étaient bloqués, ainsi qu'un dépôt à Dunkerque. Ailleurs, de nouveaux blocages se préparent pour la semaine prochaine, selon Emmanuel Lépine de la CGT Chimie. "On s'installe dans la durée et on prend contact avec nos homologues de Belgique, d'Italie et d'Espagne pour éviter que des approvisionnements viennent de l'extérieur", a-t-il assuré.

Un réseau de 200 dépôts dans l'Hexagone

Le ministère de la Transition écologique a indiqué "suivre en permanence la disponibilité des produits pétroliers dans les dépôts et leur acheminement jusqu'aux consommateurs". "Toutes les raffineries de France métropolitaine (huit au total) continuent à produire et la majorité d'entre elles continuent d'assurer les expéditions de carburants normalement", et "au-delà de ces sites de production, le niveau des stocks dans les dépôts pétroliers est bon et ne suscite aucune inquiétude", a-t-on ajouté au ministère.

La logistique pétrolière en France repose sur un réseau de 200 dépôts. Le pays dispose en outre de stocks stratégiques. "Aussi, il n'est pas nécessaire d'effectuer un plein si l'on ne compte pas faire un usage immédiat de son véhicule", insiste le ministère, soulignant que "les 'pleins de précaution' peuvent contribuer à créer des points de tension sur certaines stations-service".

Le site https://www.prix-carburants.gouv.fr/ permet de suivre l'état de la situation dans les stations-service et des prix à la pompe. Jeudi, les salariés de sept des huit raffineries en avaient bloqué l'accès, et jusqu'à douze dépôts avaient été touchés.