Carburants : la grève se poursuit dans les raffineries du groupe TotalEnergies

Plus d'une station-service sur dix est désormais privée de tout ou partie de ses carburants en France, en particulier sous l'enseigne TotalEnergies.

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Une station-service TotalEnergies à Caen (Calvados). (AURÉLIEN ACCART / RADIO FRANCE)

Le mouvement de grève, qui a débuté mardi dernier dans les raffineries TotalEnergies, se poursuit ce jeudi matin, a appris franceinfo auprès d'Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe. Selon ses informations, quatre des cinq raffineries exploitées par Total sont à l'arrêt. Seule la raffinerie de Donges, en Loire-Atlantique, n'est pas en grève.

>> Carburants : on vous explique pourquoi certaines stations-service sont à sec

Conséquence directe : les files d'attentes aux stations-services s'accentuent, par effet de nécéssité et par crainte d'une pénurie.  Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a affirmé mercredi qu'il n'y avait "pas de pénurie" de carburant dans les stations-service mais que "des tensions" existaient dans l'approvisionnement de certaines d'entre elles. Quelque 12% des stations en France connaissent des "difficultés sur au moins un type de carburant" à la pompe, avec des situations variables selon les régions, les Hauts-de-France étant la plus touchée avec environ 30% des stations, a indiqué Olivier Véran à l'issue du conseil des ministres, mercredi 5 octobre.

Les Hauts-de-France particulièrement touchés

Ainsi, compte tenu de l'afflux massif des automobilistes vers les stations-service, les préfets du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme interdisent la vente et l'achat de carburants dans des jerricans. Par ailleurs, la préfecture du Nord a annoncé mercredi 5 octobre que des stocks stratégiques ont été libérés afin de réapprovisionner les stations-services du département. Dans un communiqué, la préfecture annonce aussi la mise en place d'un accès prioritaire au carburant au bénéfice des transports sanitaires et des professionnels de santé.

Cette tension s'explique par un mouvement de grève pour les salaires au sein de TotalEnergies, mais aussi, selon le groupe, par "la baisse des prix" dans ses stations - une remise à la pompe de 20 centimes d'euros par litre - qui a entraîné "une affluence importante". Mardi 4 octobre, le géant de l'énergie avait promis "de se mobiliser pour réapprovisionner le réseau grâce à des moyens logistiques supplémentaires". "Il n'y a pas de manque de carburants car TotalEnergies a constitué des stocks et procède actuellement à des imports réguliers", avait-il affirmé.

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