Invité : Raphaël Glucksmann explique son mouvement "Place publique"

L'essayiste et homme politique Raphaël Glucksmann est invité sur le plateau du Soir 3 ce mercredi 14 novembre pour évoquer son mouvement "Place publique".

France 3

Raphaël Glucksmann vient de lancer le mouvement "Place publique", pour relancer la réflexion en politique. Interrogé en plateau sur France 3, l'essayiste a expliqué qu'il n'était pas surpris par le mouvement des gilets jaunes : "Par contre, on peut s'interroger : est-ce c'est la bonne cible, la bonne méthode, la bonne opportunité pour laisser éclater cette colère". Et pour lui, la réponse est non, "car ces taxes sont nécessaires, il y aura le besoin de taxer plus le diesel". "Ce qui explique cette colère, c'est l'injustice globale, y compris dans la transition énergétique", ajoute-t-il.

Les gilets jaunes, "pas encore un réveil citoyen"


Pour lui, les gilets jaunes ne sont ni une impasse individualiste ni le réveil citoyen, pour reprendre un passage de son livre  "Les enfants du vide". "Ce n'est pas encore un réveil citoyen, car cette colère s'explique, mais se porte sur la mauvaise choix. Il faut qu'on arrive à comprendre que des sacrifices seront nécessaires pour mener cette transition énergétique", regrette Raphaël Glucksmann. Il ne croit pas non plus à la conversion écologique d'Emmanuel Macron. "Le problème d'Emmanuel Macron aujourd'hui, c'est qu'en n'anticipant pas la colère sociale, il discrédite l'idée de transformation écologique, qui est pourtant nécessaire". Il pointe du doigt aussi le vide écologique à gauche et le fait que la gauche ne sait pas comment répondre à la colère des Français.

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L\'économiste Thomas Porcher, le maire de Kingersheim Jo Spiegel, la militante écologiste Claire Nouvian, l\'essayiste Raphaël Glucksmann et la cheffe d\'entreprise Diana Filippova, membres fondateurs du parti Place publique, le 5 novembre 2018.
L'économiste Thomas Porcher, le maire de Kingersheim Jo Spiegel, la militante écologiste Claire Nouvian, l'essayiste Raphaël Glucksmann et la cheffe d'entreprise Diana Filippova, membres fondateurs du parti Place publique, le 5 novembre 2018. (JOEL SAGET / AFP)