"Gilets jaunes" : les causes du malaise

Les "gilets jaunes" dénoncent les taxes sur le carburant et les taxes en général, mais ils se disent aussi délaissés, de plus en plus privés de services publics dans les villes périphériques. France 2 les a rencontrés pour mieux interroger leur réalité.

France 2

Trop de taxes et pas assez de redistribution. Autour de ce rond-point près d'Évreux (Eure), ils sont une cinquantaine, chômeurs, salariés, retraités, avec pour tous l'impression de crouler sous les impôts. Sur ces barrages filtrants, tous décrivent les mêmes fins de mois difficiles, le même ras-le-bol face à des prestations sociales jugées insuffisantes.

"On profite de quoi dans l'histoire ?"

À quelques kilomètres de là, la petite ville du Neubourg (Eure), 4 000 habitants. Au beau milieu des champs, des blocages impressionnants et des habitants qui s'estiment encore plus oubliés des services publics. "On n'a pas de train, on n'a pas de bus, on n'a pas les transports en commun. Dès qu'on veut faire une radio, il faut faire 50 bornes. Dans les taxes qu'on paie, je ne vois pas où est le retour. Nous, on profite de quoi dans l'histoire ?", s'indigne un riverain. Ici, la plupart des "gilets jaunes" l'affirment : ils ne quitteront pas ce rond-point avant un geste conséquent du gouvernement sur la fiscalité.

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Des \"gilets jaunes\" à Virsac, près de Bordeaux, le 18 novembre 2018 (illustration).
Des "gilets jaunes" à Virsac, près de Bordeaux, le 18 novembre 2018 (illustration). (NICOLAS TUCAT / AFP)