Martinique : un blocage des transports en commun

En Martinique, quelque 400 salariés, dont 180 chauffeurs, se sont mobilisés contre une décision de l'autorité qui gère les transports de l'île. En cause : sa décision d'enlever la délégation de service public à leur entreprise. 

France 3

Des carcasses calcinées. C'est tout ce qu'il reste des cinq bus incendiés dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 décembre à Fort-de-France, en Martinique. Les actions n'ont pas été revendiquées, mais elles interviennent en pleine grève des chauffeurs de la CFTU, la compagnie de bus de la ville. Le gestionnaire du réseau, Martinique Transports, a prévu de lui retirer sa délégation de service public. Une décision qui a mis le feu aux poudres. "J'accuse Martinique Transports de gérer les choses de sorte qu'on en arrive à cette situation", déclare Alain Alfred, directeur de la CFTU.

Reprise des négociations vendredi 27 décembre ?

Opérations escargot, blocages du port et des raffineries... Depuis dix jours, les chauffeurs de la CFTU multiplient les protestations. Si Martinique Transports leur a promis qu'ils seraient reclassés, ils restent inquiets, à l'instar des PME. Les négociations entre les grévistes et Martinique Transports devraient reprendre vendredi 27 décembre.

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En Martinique, quelque 400 salariés, dont 180 chauffeurs, se sont mobilisés contre une décision de l\'autorité qui gère les transports de l\'île. En cause : sa décision d\'enlever la délégation de service public à leur entreprise. Le mouvement tourne à l\'escalade.
En Martinique, quelque 400 salariés, dont 180 chauffeurs, se sont mobilisés contre une décision de l'autorité qui gère les transports de l'île. En cause : sa décision d'enlever la délégation de service public à leur entreprise. Le mouvement tourne à l'escalade. (France 3)