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Lyon s'équipe de bus sans chauffeurs, le système pourrait faire des émules

Depuis le 2 septembre, deux navettes électriques entièrement autonomes circulent à Lyon, dans le quartier de la Confluence. Le système pourrait bouleverser les habitudes de transport, et intéresse déjà de nombreux sites. 

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Radio France
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Les navettes du constructeur français Navya équipent déjà plusieurs sites, comme ici un parc de Bad Zwischenahn (Allemagne). (INGO WAGNER / DPA / AFP)

Êtes-vous prêts à monter dans un bus sans chauffeur ? Entièrement robotisé et autonome à 100% ? Sans conducteur, sans volant, sans pédale ?

Depuis le 2 septembre, à Lyon, des navettes électriques entièrement automatisées circulent dans des secteurs réservés au réseau de transport public. Deux navettes gratuites sont en fonctionnement dans le quartier de la Confluence, de 7h30 à 19h tous les jours.

Un système plus sûr qu'un véhicule avec chauffeur

L'expérimentation, censée durer un an, est menée par la Métropole de Lyon, et Keolis, qui exploite le système de transports en commun de l'agglomération. Si elle est concluante, l'expérience va faire bouger la manière dont la mobilité s'organise dans la ville, selon les mots de Pascal Jacquesson, directeur de Keolis Lyon : "Ces minibus sont très adaptés pour des petits parcours, ce qu'on appelle les dessertes du dernier kilomètre, en correspondance avec une station de métro ou de tramway, pour desservir finement le centre d'un quartier."

Fabriqués par l'entreprise Navya, ces bus du futur sont tout à fait sûrs, c'est en tout cas ce qu'affirme son président Christophe Sapet : "90% des accidents de la route sont liés à un phénomène humain. Ces navettes autonomes augmentent, paradoxalement, la sécurité, et diminuent les causes d'accident."

Autre avantage selon Christophe Sapet : le coût relativement modique du service. "Quand vous enlevez les coûts salariaux, vous avez des systèmes plus performants, moins chers, et qui vont permettre de faire exister des dessertes qui n'existent pas aujourd'hui pour des raisons économiques."

Bientôt à Singapour et chez Disney ?

La mise en service des navettes lyonnaises représente un test grandeur nature pour l'entreprise : "Le but de cette expérimentation, c'est de démontrer qu'il est possible de faire ce genre de choses, que l'industrie française, les pouvoirs publics et les opérateurs de transports sont capables de présenter ce type d'opérations."

Loin du grand public, le système a déjà fait ses preuves : la centrale nucléaire de Civaux (Vienne), en est équipée depuis un an maintenant. Les six navettes d'une quinzaine de places sont venues remplacer les bus au gasoil. Elles permettent de transporter les employés sur le site, un peu comme un métro, à une vitesse de pointe de 20 km/h.

Et le système fait des émules : des parcs d'attraction ou de loisirs, comme le Futuroscope, Disney ou encore Center Parc sont venus voir comment il fonctionne. Même l'aéroport de Singapour, ses 83 millions de passagers annuels et ses 6.500 véhicules à gérer serait intéressé !

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