Loi mobilité : le gouvernement revient en arrière

En attendant les annonces d'Emmanuel Macron, le gouvernement a essayé lundi 26 novembre d'envoyer des signaux positifs avec sa loi mobilité. Le journaliste David Boéri est sur le plateau de France 3 pour en parler.

France 3

Le ministère abandonne l'idée des péages urbains. "Les villes ne pourront pas fixer de péage. Il était prévu à l'origine jusqu'à 5 euros pour les agglomérations de plus de 500 000 habitants, détaille le journaliste David Boéri. Officiellement, le gouvernement renonce faute de villes candidates. En réalité, il ne veut pas donner un autre motif de colère. La perspective d'une nouvelle taxe sur les automobilistes".

Une vignette pour les poids lourds ?

L'autre mesure absente est la vignette sur les poids lourds. "C'était l'idée de faire payer tous les poids lourds, français comme étrangers qui circulent sur les routes de l'Hexagone. À partir de 2020, cette vignette était censée rapporter près de 500 millions d'euros par an. Mais elle présentait un risque : voir les transporteurs routiers rejoindre le mouvement des "gilets jaunes". Officiellement, l'idée n'est pas totalement abandonnée, les négociations se poursuivent, il reste à financer de nombreux travaux sur les infrastructures de transports", explique David Boéri.

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Le président de la République, Emmanuel Macron, lors d'un discours à l'Elysée aux maires de France, le 21 novembre 2018. (THIBAULT CAMUS / AFP)