Lignes de bus inter-régionales : un succès populaire, mais des gares routières inadaptées

Les transports en autocars sont en pleine expansion. Un an après la libéralisation permise par la loi Macron, les liaisons se sont multipliées dans tout le pays. Un succès populaire pas encore rentable pour les entreprises.

FRANCE 3

Ils roulent depuis seulement un an et sont déjà très populaires. Les lignes de bus privées surnommés "Bus Macron" ont conquis leur public. Ce jeudi 4 août au matin, les journalistes de France 3 embarquent dans l'un d'entre eux assurant la liaison entre Metz (Moselle) et Lyon (Rhône). Pour ces voyageurs, ce mode de transport est devenu une habitude. "C'est le moyen de transport le moins cher et c'est très bien desservi", assure une passagère. Même enthousiasme pour ces usagers à Dijon (Côte-d'Or). Pour leurs déplacements, ils privilégient désormais ce mode de locomotion.

Vers une augmentation des prix des billets

Avec la loi Macron, les liaisons inter-régions en bus sont désormais autorisées. Depuis le lancement de ces lignes, 3,7 millions de voyageurs les ont empruntées et 150 villes sont désormais desservies. Pour ce directeur d'une compagnie d'autocars grenobloise, le bilan est cependant contrasté. "Le problème c'est qu'il y a des gares routières qui sont performantes en zones de province, par contre dans les grands axes urbains de Paris et de Lyon, les gares routières ne sont pas faites pour accueillir des gens", explique Alexandre Anselmino. Trois compagnies se partagent le marché, contre cinq il y a un an, ce qui devrait conduire à une augmentation des prix des billets.

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Des passagers embarquent dans un Ouibus, en septembre 2015 à Paris.
Des passagers embarquent dans un Ouibus, en septembre 2015 à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)