Les Lorrains disent "non" à la construction d'une nouvelle gare TGV

Le Conseil régional soutient la construction d'une gare à Vandières (Meurthe-et-Moselle), à 20 kilomètres de celle de Louvigny (Moselle), déjà en service mais non reliée au réseau TER.

Une rame de TGV stationne le 30 mai 2007 sur le quai de la gare \"Lorraine\" du TGV Est européen, le jour de son inauguration à Louvigny (Moselle).
Une rame de TGV stationne le 30 mai 2007 sur le quai de la gare "Lorraine" du TGV Est européen, le jour de son inauguration à Louvigny (Moselle). (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Le scrutin est loin d'avoir passionné les foules. Les Lorrains ont voté "non" à la construction d'une nouvelle gare TGV, à 20 km de celle existante, lors d'une consultation organisée par le Conseil régional, dimanche 1er février, et marquée par une abstention d'environ 90%.

Selon les dépouillements de 2 233 communes sur 2 336, le "non" s'est imposé en recueillant 58,66% des suffrages. Si la Meurthe-et-Moselle et les Vosges ont voté "oui", les électeurs de Meuse et surtout de Moselle ont largement rejeté le projet. Les résultats définitifs de cette consultation seront connus le 6 février.

Deux gares en compétition, à 20 km l'une de l'autre

Les électeurs lorrains étaient appelés à se prononcer sur la construction d'une nouvelle gare TGV à Vandières (Meurthe-et-Moselle), entre Metz et Nancy, soutenue par le PS, le PCF et EELV. Une gare TGV existe pourtant déjà en Lorraine, à Louvigny (Moselle), mais cette dernière n'est accessible que par la route, alors que la nouvelle installation serait reliée au TER.

Les pro-Vandières soulignent que le coût officiel de la nouvelle gare, 120 millions d'euros, sera assuré sans taxe nouvelle et sans emprunt. Mais opposants au projet affirment que la facture globale devrait être plus salée : de 200 à 350 millions d'euros selon leurs estimations, en intégrant les aménagements routiers pour la future gare et la reconversion de Louvigny en gare fret à grande vitesse, dont la viabilité est contestée.

Réponse du Conseil régional "avant le 1er mars"

La consultation des Lorrains n'a pas force exécutoire, à l'inverse d'un référendum. "Il n'est pas anormal de suivre ce vote, mais on n'est pas non plus obligé de le suivre", a affirmé le président de la région Lorraine, Jean-Pierre Masseret. Favorable à Vandières, le socialiste a précisé que la question de la construction de la gare serait tranchée par le Conseil régional "avant le 1er mars".