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Le ministre des Transports ne veut pas abandonner la SNCM

Frédéric Cuvillier affirme ce samedi, dans un entretien au quotidien La Provence, que l'Etat ne demandera pas le remboursement des 440 millions d'euros d'aides versées à la SNCM, demandé par la Commission européenne. Pour le ministre des Transports, qui annonce une nouvelle action en justice, cela équivaudrait à une "condamnation à mort".
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Radio France
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  (Maxppp)

La SNCM se trouve aujourd'hui dans une situation plus que précaire. En effet, la compagnie maritime se voit obligée par la Commission européenne de rembourser 220 millions d'euros d'aides versées par la Collectivité territoriale de Corse, pour cause d'incompatibilité avec les règles européennes sur la concurrence. A cette somme s'ajoutent 220 autres millions d'euros, des aides d'Etat liées à la restructuration et la privatisation de la compagnie. En tout, 440 millions d'euros à rembourser pour la SNCM qui se trouve déjà dans une situation financière délicate, et dont l'avenir est incertain.

"Nous ne laisserons pas faire ce qui conduira à la disparition de la SNCM" (Frédéric Cuvillier)

Dans un entretien accordé à La Provence , le ministre des Transports réagit. Pour Frédéric Cuvillier, "nous sommes face à une succession de décisions qui s'apparentent à un acharnement ". Il affirme que le gouvernement fera "tout pour ne pas perdre la SNCM ". Le ministre parle même de "condamnation à mort ". L'Etat français a d'ores et déjà déposé un recours devant le tribunal de l'Union européenne.

Enfin, Frédéric Cuvillier ajoute : "Je défends le pavillon français. Je n'oublie pas non plus ceux qui sont à l'origine de ces plaintes ". Une allusion transparente à la plainte originelle déposée par le concurrent de la SNCM, la compagnie italienne Corsica Ferries.

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