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La 3G et la 4G dans le métro à Paris : faut-il croire au miracle ?

Après SFR et Bouygues Telecom, Orange a signé à son tour, vendredi, un accord avec la RATP pour le déploiement du haut débit et très haut débit, accessible sur smartphones et tablettes. Mais il faudra patienter quelques années.

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France Télévisions
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Un homme consulte internet sur sa tablette tactile, sur un quai de la ligne du RER A, à Paris, le 4 octobre 2012. ( MAXPPP)

Après SFR et Bouygues Telecom, Orange a, à son tour, signé, vendredi 13 décembre, un accord avec la RATP. Les trois opérateurs vont équiper le métro parisien en 3G et 4G. Dans la capitale, de très nombreux usagers des transports en commun attendent avec impatience le déploiement de ces réseaux de haut débit et très haut débit mobiles. Ils espèrent une meilleure navigation sur internet avec leurs smartphones et leurs tablettes. Faut-il se réjouir ? Voici quelques éléments de réponse.

Pas de couverture complète avant 2016

Tout le sous-sol parisien ne sera pas équipé en 3G et 4G dans l'immédiat. Le déploiement de ces réseaux dans le métro de la capitale va prendre plusieurs années. Pour le moment, seules les stations du RER A Châtelet-Les-Halles et Gare de Lyon, et les trains qui les relient, sont couvertes par SFR et Bouygues Telecom, indique la RATP, ici et . Pour Orange, ce sera le cas "à partir de janvier", assure un porte-parole de l'opérateur. 

L'ensemble des stations de la ligne 1 du métro, ainsi que la plus grande partie des lignes A et B du RER doivent être connectées d'ici à la fin 2014. Et d'ici à 2015, 170 des 300 stations du réseau le seront, promet la régie des transports parisiens. De quoi, selon elle, proposer un service internet mobile à 75% des voyageurs du réseau. La RATP ajoute que la totalité de son réseau sera équipée en 2016. Soit 14 lignes et 213 km de rails 

Free ne s'est toujours pas engagé

Seuls trois des quatre opérateurs nationaux se sont engagés avec la RATP. Free, le dernier arrivé sur le secteur, n'a toujours pas pris position.

Le quatrième opérateur a bien conclu avec l'opérateur historique un accord d'itinérance. Dans les zones qu’il ne couvre pas, les clients de Free basculent sur le réseau Orange. Mais cet accord ne s'applique pas au métro parisien, indique Tom's Hardware.

Free pourrait donc soit conclure un nouvel accord avec Orange, soit en signer un à son tour avec la RATP, avance le site spécialisé.

Un risque de saturation du réseau

Le réseau internet mobile fonctionne comme celui des transports : plus il y a d'utilisateurs, plus il est saturé. Et comme pour le métro ou le RER, il y a des heures de pointe. Pour la 3G et la 4G, l'augmentation du nombre d'utilisateurs entraîne une baisse du débit et donc une dégradation de la qualité du service, constate l'UFC-Que Choisir (en PDF).

Or, les usages mobiles ne cessent de se développer. Près de 40 % des Français utilisaient l'internet mobile en 2012. Ils n'étaient que 10 % à le faire cinq ans plus tôt, indiquait l'Insee en juin. Et l'augmentation de ces usages va de pair avec celle des ventes de smartphones. La France compte plus de 24,1 millions de possesseurs de smartphones, soit 44,4% de la population de 11 ans et plus, notait en juin le site spécialisé Journal du net. Le possesseur type réside à Paris et dans son agglomération, observe ZDNet. La RATP transportant chaque année près de 1,4 milliard de voyageurs, le réseau parisien a toutes les chances d'être de plus en plus encombré.

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